LIVRES EN FRANCAIS D’ IRÈNE ECONOMIDÈS
Licenciée en Théologie et en Sciences Politiques

Juin 2000

 

1) «Différences entre l’ Eglise
Orthodoxe et le Catholicisme Romain».
11e éd. 1999 (100 p.)

€ 5

2) «Les deux visages de la Grèce –
7000 ans de civilisation». 4e éd. 1995. –
Lauréat. (176 p.)

€ 9

3) «Le Saint Voile». 3e éd. 1997, bilingue,
(grec-français). 72 p

€ 6

4) «Pèlerinages Apostoliques en Grèce», éd. 1993. Editions «Tinos»:
6, rue Valsamonos,
Athènes 114.71, Tél. FAX: 64.25.998. (88 p.)
14 gravures des lieux apostoliques.

€ 6

5) «Patmos, l’ île de cristal». 2e éd. 1994.
Poèmes et textes écrits à Patmos sur son sens spirituel,
avec 24 photos en couleur, originales,
(réalisées par l’ auteur). 64 p.

€ 6

6) «Témoignage de la Foi Chrétienne envers l’ Islam»,                       
[Ils existent aussi
en anglais et en grec]
Port n’ est pas inclu.

€ 6


Diffusion
:

Mr. Nectarios Panagopoulos
Libraire et Editeur
3, Havriou st, Athènes 105.62
Tél. & FAX: (01) 32.24.819

 

Correspondance avec l’ auteur: e-mail:ireconom@otenet.gr


Textes Théologiques écrits, ou traduits par Irène Economi­dès

Le Synodikon de l’ Orthodoxie (extrait)
VIIe Concile Oecuménique (787 ap. J.C.)

«Les Prophètes comme ils ont vu. Les Apôtres comme ils ont enseigné. L’ Eglise comme elle a reçu. Les Docteurs (les Pères) comme ils ont dogmatisé.
L’ Oecumène (le monde entier) comme elle a consenti.
La Grâce comme elle a brillé.
La vérité comme elle a été prouvée.
Le mensonge comme il a fui.
La Sagesse comme elle a paru, le Christ comme il a récompansé.

Ainsi nous croyons, ainsi nous parlons, ainsi nous enseignons le Christ notre vrai Di­eu. Et Ses Saints, nous les honorons en discours, en écrits, en pensées, en sacrifices, en églises, en icônes:
Lui, comme Dieu et Seigneur nous L’ adorons et vénérons et eux (les Saints) pour le Sei­gneur commun (que eux-aussi ont adoré), comme Ses serviteurs véritables, nous les honorons et nous leur accordons la vénération par rapport à la foi que eux-aussi avaient pour Lui.
Celle-ci est la foi des Apôtres, celle-ci est la foi des Pères, celle-ci est la foi des Or­thodoxes. Cette foi a renforcé l’ Oecumène (le monde entier)».

Décision du VIIe Concile Oecuménique (787), qui fut proclamée pendant la céré­monie de la Restauration des Icônes» le 11 mars 843, sous l’ Impératrice de Byzance Théodora (Elle a terminé sa vie comme religieuse. Son corps, resté incorrompu, se trouve dans l’ église Métropolitaine de l’ île de Corfou (Grèce occidentale).

Depuis lors on lit ce texte à l’ Eglise «le Dimanche de l’ Orthodoxie» (Ier Dimanche du Grand Carême) pour commémorer cet événement si important qui exprime la victoire de l’ Orthodoxie sur les hérésies.

Explication du dogme de la Sainte Trinité par la vision
de St. Grégoire le miraculeux, évêque de Néocesarée du Pont (IIIe s.)

Présantée par la Sainte Vierge et St. Jean l’ Evangéliste et Théologien

«Une nuit la très Sainte Mère de Dieu et St. Jean le Théologien lui apparurent et lui révélèrent avec clarté le mystère de l’ unité de la nature divine et de la distinction de ses trois Personnes en ces mots: «Il est un seul Dieu, Père du Verbe vivant, de la sagesse subsistante, de la Puissance et de l’ Empreinte éternelle. Il est Générateur parfait du parfait engendré.

Il y a un seul Seigneur, unique, issu de l’ Unique. Dieu issu de Dieu, Empreinte et image de la Divinité, Verbe efficace. Fils véritable du Père véritable, invisible, issu de l’ Invisible, éternel, issu de l’ Eternel.

Et il y a un seul Saint-Esprit, qui tient son Existence de Dieu (le Père) et est révélé par le Fils. Il est cause de la vie, source sainte et principe de sanctification. En Lui se manifeste Dieu le Père, qui est au-dessus de tous et en tous, et Dieu le Fils, qui est à travers tous. Trinité parfaite.

Dans la Trinité il n’y a rien de créé, ou d’ esclave. Ni rien qui n’aurait pas existé auparavant et qui y aurait été introduit par la suite. Ainsi ni le Fils n’a jamais manqué au Père, ni l’ Esprit au Fils.»

Extrait de la Vie de St. Grégoire le Miraculeux: «Le Synaxaire, Vies des Saints de l’ Eglise Orthodoxe» Tome Ier (Sept. Oct. Nov.), Ed. Française, diffus. en France: Monastère de St. Antoine le Grand, Fond de Laval, F. 26190, St. Laurent-en-Royans.

La voie vers le salut

1) On ne peut pas être sauvé de la mort éternelle (la séparation de la présence de Dieu, qui est la Source de la Vie) sans l’ aide de la Grâce Divine et sans le libre arbître de l’ homme pour obéir aux commandements de Dieu.

2) On ne peut pas recevoir cette Grâce Divine, sans avoir la vraie foi Apostolique à l’ Evangile de Jésus Christ.

3) On ne peut pas réaliser la vie chrétienne, sans l’ aide des Saints Sacrements, fondés par le Christ Lui-même, qui a dit: «Je vais bâtir mon Eglise et les portes de l’ Hadès (de la mort) ne la vainqueront pas». (Mat. 16, 18).

4) Cette «Eglise» est l’ Eglise Chrétienne Orthodoxe («Orthodoxie» signifie foi cor­recte), la seule réellement «Apostolique» et «Catholique». (Catholique signifie «Unive­rselle» et qui possède la catholicité, l’ universalité de la Vérité): Crédo de Nicée.

5) Donc les Saints Sacrements réels existent seulement dans cette «Eglise Une, Sainte Catholique et Aposto­lique» et en aucune autre Confession Chrétienne.

6) Cette foi Orthodoxe et vraiment apostolique existait en Occident jusqu’au IXe s. A partir de 809 l’ Empereur de l’ Occident Charlemagne commença les réformes dogma­tiques en changeant d’ une façon arbitraire un article du Cré­do de Nicée, qui se rap­porte au Saint-Esprit, en changeant texte de l’ Evangile (Jean 15, 26) et le Pape Ni­colas ler (858-867) commença les réformes ecclésiastiques en changeant l’ égalité des Evêques, en considérant sa per­sonne au-dessus des autres évêques de l’ Eglise Uni­verselle (Est et Ouest): Primauté juridique. (Cette exigence n’ exis­tait pas en Occident pendant huit siècles). A cause de ces réformes et certaines autres le Schisme définitif eut lieu en 1054.

7)  Ainsi les Chrétiens Occidentaux en abandonnant d’une façon arbitraire la vraie foi, ont perdu la succession Apostolique (la véritable authenticité spirituelle de l’ Evêque) et la conséquence de ce fait est que leurs Sacrements ne sont pas valides. Ils s’ ap­pelles «Chrétiens», mais ils ont perdu la puissance sanctifiante. Ils ne sont pas des «sa­rments vivants de la Vigne» (Jean 15).

8) Sans la participation correcte aux Saints Sacrements de l’ Eglise Orthodoxe, qui sanctifient l’ homme et qui, à l’ aide de l’ homme sanctifié, sanctifient le monde, on ne peut pas avancer vers «l’ incorruptibilité» qui, finalement, conduira à l’ incor­rup­tibilité de tout l’ univers: «La Nouvelle Terre et le Nouveau Ciel» ou «la Nouvelle Jé­ru­salem» (Apoc. 21 et 22), (II,  Pierre 3, 12, 13), (Rom. 8, 21, 22), (Hebr. 12, 26-28).

9) Il y a beaucoup de miracles qui prouvent l’autorité spirituelle de l’  Eglise Ortho­doxe:

a) L’histoire de l’ Eglise Orthodoxe, qui pendant 2.000 ans, est la même malgré les pe­rsécutions terribles et les martyres.

b) L’accord des Saints Pères de l’Eglise (15  siècles de la Patrologie grecque) et des Se­pt Synodes (Conciles) Oecuméniques, qui ont expliqué la foi Apostolique une fois pour toutes.

c) L’ eau bénite qui ne pourrit jamais pendant des siècles. (Les Catholiques Romains met­tent du sel dans leur fausse eau bénite, parce qu’ elle pourrit, puisqu’ ils ont perdu la succession apostolique (l’ ordination correcte).

d) La Sainte-Lumière à Jérusalem, qui paraît au Saint-Sépulchre chaque Samedi-Saint Orthodoxe (à 13.30 de l’après-midi) et que seulement le Patriarche Ortho­do­xe de Jérusalem peut recevoir. (Des évêques d’autres confes­sions chrétiennent échou­ent. Dieu les arrêtent par des miracles. (ex. La colonne fendue à l’ entrée de l’Eglise de la Résurrection).

e) Les reliques incorrompues des Saints (certains embaument aussi). Des reliques très anciennes sont celle de St. Spyridon (évêque d’une province de Chypre qui était présent au Ier Concile Oecuménique de Nicée (325 ap. J.C.). Sa relique se trouve dans la ville de Corfou, dans l’Eglise qui porte son non. Une autre est celle de l’ Im­pé­ratrice de Byzance Théodora, qui a fait la restauration des icônes après le VIIe Con­cile Oecuménique (787 ap. J.C.). Sa relique incorrompue depuis le IXe s. se trouve dans l’ Eglise métropolitaine de Corfou.

f) La Sainte Communion, que les fidèles Orthodoxes reçoivent par la même petite cuillère, ne contamine pas de maladies. (Dans le Saint Calice, où est la présence du Seigneur, c’est la pureté totale).

10) L’Eglise Orthodoxe n’oblige personne, car le Christ a dit: «que celui qui veut me suive». (Mat. 16, 24). L’Eglise Orthodoxe est l’hôpital de l’âme, qui nous attend pour nous guérir.

11) L’Orthodoxie n’a jamais employé de force, comme l’Occident a fait après le Schi­sme. (I.054). La puissance de l’ Orthodoxie est l’ enseignement de la vérité Aposto­lique, et la sanctification de l’ homme et du monde. Sa gloire est le martyre de ses Saints.

Note sur la «Vérité avec Charité»

(EPÎTRE DE ST. PAUL AUX ÉPHÉSIENS: 4, 15)

Les peuples de l’Occident, appelés «Chrétiens», ignorent que l’Occident était Ortho­doxe pendant les premiers huit siècles du Christianisme, puisque les Apôtres avaient traversé tout l’ Empire Romain vers l’Est et l’Ouest en transmettant la même Sainte Tradition Apostolique (écrite et orale) la même Foi, le même Baptême, la même Sainte-Eucharistie et la même administration écclesiastique (basée sur la succession  Apostolique des évêques, considérés tous égaux entre eux).

Les Apôtres avant de quiter ce monde, avaient transmis à leurs successeurs le pouvoir spirituel de la Pentecôte (par exemple à St. Tite et à St. Timothée), c’est à dire l’or­dination. Cette succession apostolique existe aujourd’ hui intacte seulement dans l’E­glise Orthodoxe, car après le Schisme, les évêques occidentaux qui avaient abandonné l’Eglise de leur propre gré, perdirent la Grâce Sanctifiante, ainsi leurs sacrements ne sont pas valides, puisque «le Saint Esprit repose dans l’Eglise» et pas dans les réformes dogmatiques. Les Sept Conciles Oecuméniques (325 ap. J.C.-787), n’avaient pas d’autre but que de sauvegarder ce trésor sur lequel se base le salut. Le  Seigneur a fondé «Une Eglise» pas plusieurs!

Les différentes «Confessions» chrétiennes se trouvent dans une situation arbitraire, qui ne se base pas sur la Tradition Apostolique.

Une des preuves c’est que les prêtres Catholiques Romains mettent du sel dans leur fausse «eau bénite» pour ne pas la laisser pourrir. Tandis que «l’eau bénite» orthodoxe ne pourrit pas pendant des siècles, sans rien contenir pour sa conservation! Ce miracle est dû aux «énergies incréées» de la Sainte Trinité, qui transmettent la sa­ncti­fication aux fidèles orthodoxes et à travers eux au monde. (Par exemple les miracles de l’Ancien et du Nou­veau Te­stament). Ces «énergies incréées» sont la cause de la vali­dité des Saints Sacre­ments de l’ Eglise Orthodoxe, qui co­nduisent à la sanctification graduelle de l’homme et du monde, qui va aboutir à la fin de l’Histoire à l’ incor­ruptibilité de tout l’Univers: «la Nouvelle Terre et les Nouveaux Cieux» (Apoc. 21), (II, Pierre, 3, 12 - 13), (Rom 8, 21-22), (Hebr. 12, 26-28). Donc la plus grande «diffé­rence» entre l’Eglise Orthodoxe et le Catholicisme Ro­main et les autres «Confes­sions» chrétiennes est le fait, qu’après le Schisme, l’Occident n’ a plus la puissance sanctifiante du St. Esprit, donc il a perdu la possibilité de l’ incorruptibilité, qui est le but final du Salut.

Je transmets ce renseignement à ceux qui s’appellent «Chrétiens» en Occident en  pleine responsabilité pe­rsonnelle, basée sur la Théologie, pour les protéger d’un dé­sastre spirituel, qui aura aussi des conséquences historiques.

Après cette explication on comprend que l’Eglise Orthodoxe n’est pas une Eglise «Orientale» et «Schis­matique», comme on l’ appelle en Occident, mais c’est l’ «E­glise Une, Sainte Catholique (Universelle et qui a l’ U­ni­versalité de la Vérité) et Apostolique» du Crédo de Nicée. Cette Eglise que l’Occident a commencé à abandon­ner à partir du IXe s.


La Rénovation de la vie

Réponse aux nihilistes qui sont responsables pour le désespoir des jeunes

La promesse de Dieu pour la rénovation de la vie, exprimée déjà dans les prophéties de l’Ancien Testament, fut réalisée dans l’Evangile après la victoire de Jésus-Christ sur la Croix, Sa Résurrection, Son  Ascension et après l’envoi du St. Esprit aux  Apô­tres à la  Pentecôte. Depuis lors, pendant 2.000 ans, la Sainte Eglise Apostolique (Ort­ho­doxe), à l’aide des Saints Sacrements institués par Jésus-Christ, appelle ses enfants à cette rénovation de la vie, qui est une coopération de la Grâce de Dieu et de la libre vo­lonté humaine. Ce combat spirituel va continuer jusqu’ à la fin de l’ Histoire hu­maine, «jusqu’ à ce que tout soit accompli» (Matt. 5, 18). «Ensuite viendra la fin, qua­nd il remettra la rayauté à Dieu le Père, après avoir détruit toute, Principauté, Domination, et Puissance. Car il faut qu’ Il règne, jusqu’ à ce qu’ Il ait mis tous Ses ennemis sous Ses pieds». (I. Cor. 15, 24-25).

Au chap. 21 de l’ Apocalypse, St. Jean l’ Evangéliste décrit «le Ciel nouveau et la Terre nouvelle»: L’ Univers en Gloire après le Dernier Jugement. Cet événement sera le grand miracle de Dieu: la «Transfiguration» de toute la création à un état d’ «incor­ruptibilité». Cet événement futur est aussi mentionné par St. Pierre: «...les cieux en­flam­més se dissoudront et les éléments embrasés se fondront. Mais nous attendons selon Sa promesse des cieux nouveaux et une terre nouvelle ou la justice habite». (II. Pierre 3, 12-13). St. Paul le dit également aux chrétiens de Rome: «...car la création aussi sera libérée de la corruption pour avoir part à la glorieuse liberté des enfants de Dieu». (Rom. 8, 21-22).

Les fidèles de l’ Eglise Orthodoxe reçoivent la sanctification par leur participation correcte aux «énergies incréées» de la Sainte Trinité (l’ homme ne peut pas participer à  l’ «Essence» de Dieu). Cette vérité fut proclamée par tous les Saints Pères de l’ E­glise à travers les siècles, pour culminer à la Théologie de St. Grégoire Palamas, Evê­que de Thessalonique au XIVe s. (P.G. Migne 150, 772-151, 536). La Théologie sur les «énergies incréées» fut officielement fixée par les trois Synodes de Constantinople au XIVe s. et fut exprimée d’ une façon merveilleuse au cours de dix siècles par l’ art byzantin (IVe-XIVe s. ap. J.C.).

L’ art byzantin, art liturgique, présente le monde, pas tel qu’ il est, (comme cela s’ est produit après le Schisme en Occident), mais le monde et l’ homme sanctifiés et tra­n­sfigurés par la participation correcte aux Saints Sa­cre­ments de l’ Eglise Orthodoxe. C’ est le «Nouvel homme en Christ» dont parle St. Paul. Cette «transfiguration» com­­mence dès ici-bas dans la vie «sacrementelle» des fidèles orthodoxes, mais elle sera accomplie à la présence de la Sainte Trinité aux Cieux, selon les promesses de Dieu (surtout aux deux derniers chapitres de l’ Apocalypse (21 et 22). Et nous savons de la Sainte Bible que Dieu tient toutes Ses promesses.

Etude sur St. Grégoire Palamas

«Avant-Propos sur la Théologie des énergies incréées» par Stavros Yiangazoglou, Ed. «Te­r­tios» Katérini, Macédoine-Grèce, 1992.

Introduction

St. Grégoire Palamas appartient au XIVe s., qui fut une période de grands troubles en Grèce By­zantine. C’ était l’ époque où Thessalonique (sa ville natale), la deuxième ville de l’ Empire Byzantin, était en tête des fermentations spirituelles et de l’ évo­lu­tion sociale au Proche-Orient.

L’ action du Saint en Asie-Mineure (occupée déjà par les Turcs Ottomans), puis à la Cour By­za­ntine à Con­stantinople, plus tard au Mont Athos comme moine et fi­na­lement comme archevêque de Thessalonique même, est un exemple de toute une vie co­­nsacrée au diaconat de l’ Eglise à travers son ascèse, ses écrits et son devoir pastoral.

Il est certain que, si n’ intervenait pas l’ apparition et l’ action du «Grec-Latin» Va­r­laam, qui avait introduit une métaphysique étrangère à la Théologie Orthodoxe, nous n’ aurions pas hérité la richesse théologique des écrits du Saint «héssychaste» (hé­s­sychia: quiétude).

La controverse avec Varlaam, ce philosophe de Calabre (extrémité méridionale de l’ Italie) com­mença à l’ ori­gine par l’ erreur latine du «Filioque» (déformation de l’ article du «Crédo» sur le St. Es­prit, imposée par Charlema­gne en Occident en 809). Varlaam, envoyé comme délégué de l’ Empereur de Byzance au Pape à Avignon, af­fro­nta le dogme occidental sur la procession du St. Esprit comme une question sans grande importance, puisque Di­eu, d’ après lui, est totalement inconnaissable. C’est pourquoi il avait proposé une sorte d’ arrangement diploma­tique pour «l’ Union des Eglises». Le conflit avec la Théologie Orthodoxe fut inévitable, quand Varlaam a nié fortement la pos­sibilité de communion de Dieu dans la vie de l’ Eglise.

St. Grégoire Palamas a défendu les «héssychastes» (ascètes du Mont Athos) en se basant sur l’ expé­rience «Christo-centrique» des Saints de l’ Eglise.

Si pour Varlaam la Théologie s’ arrête à l’ inconnaissance de Dieu, l’ expérience de l’ Eglise, com­me les «hessychastes» la vivent intensément, culmine à la «vue de Dieu» (Théoptia»).

Cela est rendu possible par l’ oeuvre rédemptrice du Christ et par sa conséquence: l’ action du St. Esprit dans la communauté des fidèles, où se rend possible la com­mu­nion réelle du créé (de l’ homme sanctifié) à la vie incréée du Dieu Trinitaire.

Cette participation de l’ homme (sanctifié par la vrai foi, l’ ascèse et les Saints Sa­crements) aux «énergies incréées» de la Sainte Trinité: «communion de la déifi­cati­on», sans aucune confusion du créé avec l’ incréé, constitue le fondement existentiel du salut, de l’ enseignement de ce grand thé­olo­gien et ascète.

St. Grégoire Palamas en défendant l’ Eglise contre la doctrine de Varlaam et de ses disciples, a re­jeté les pre­miers enracinements de la Scolastique Occidentale à l’ Orient Orthodoxe, les provoca­tions d’ un Humanisme indé­pendant de Dieu et une Théologie conservatrice, incapable d’ interpréter son propre héritage, dont elle est fière.

St. Grégoire en présentant la Tradition Biblique des Pères Grecs de l’ Eglise, a dé­velopé et systé­matisé d’ une façon organique l’ ancienne doctrine des Grands Do­cte­-u­rs sur la distinction entre «l’ Es­sence» divine, qui n’ est pas communicable, et les «é­nergies incréées» de la Sainte Trinité communicables à l’ hom­me.

Le caractère incréé des «énergies», accentué par l’ identité réelle des «Personnes» de la Sainte Trinité, ne permet aucune idée de Panthéisme ou de Néo-Platonisme. Par contre il garantie la «trans­fi­guration» de l’ homme à l’ aide des moyens sanctifiants de l’ Eglise (basés sur l’ oeuvre rédemptrice du Christ) et, à travers lui, la «transfigu­rati­on» de toute la création, comme un fait de communion «di­vino-humaine», qui com­me­nce à paraître dès cette vie (dans la vie des Saints).

Note de la traductrice: (Sur ce fait de la «transfiguration» graduelle de l’ homme et, à travers lui, de l’ Univers entier, est basée la peinture byzantine, qui ne représente pas l’ homme et le monde tels qu’ ils sont, mais tels qu’ ils deviennent dans la Grâce  sanctifiante par la participation de l’ homme aux «énergies incréées» de la Sainte Trinité).

St. Grégoire Palamas a défendu l’ expérience vécue des ascètes Orthodoxes, comme expérience de l’ E­gli­se du Christ, en donnant en même temps de telles orientations aux affaires théologiques et cultu­relles de son époque, capables d’ aider l’ Orthodoxie et l’ Hellénisme à résister aux épreuves qui sont survenues un siècle plus tard: l’ occu­pation turque en Grèce de 400 ans.

La Théologie Orthodoxe, en continuant la longue Tradition que St. Gré­goire Palamas, représente, peut s’ ouvrir vers une voie plus profonde et plus créatrice de la pansée théologique contemporaine, qui s’ inspire de la distinction de l’ «Essence» et des «é­ne­­rgies incréées» de Dieu, sans oublier la ré­alité de la «Personne» et de la col­labo­ra­tion de l’ homme sanctifié avec la Sainte Trinité (en liberté),

Note de la traductrice: Pour le progrès harmonieux de l’ Humanité entière en Christ, vers l’ évé­ne­ment final de l’ Histoire: la «transfiguration» et glorification de tout l’ univers dans la Pâque éte­rnelle de l’ Incorruptibilité, le véritable «Saint Sabbat». (Apoc. 21), (Rom. 8, 21), (1 Co.2,15, 51-57).

Note de la traductrice: La théologie des «énergies incréées» de Dieu, communicables à l’ homme, fut présentée et acceptée parl’
Eglise d’ une façon officielle en se basant sur les écrits de St. Grégoire Palamas par le Concile local de Constantinople de 1341. Le texte des décisions de ce Concile si im­po­r­tant (texte original en grec ancien) se trouve dans le livre du Professeur et Académicien Grec Jean Ca­r­miris (décédé) «Les monuments dogmatiques et Symboliques de l’ Eglise Orthodoxe», Athènes 1960.

L’ Occident continue aujourd’ hui à nier le caractère «incréé» des énergies de la Sainte Trinité et continue à les appeler «créées». Mais si elles sont créées, c’ est à dire venant de la création et pas du Créateur directement, l’ Oc­cident se trouve dans la mort éternelle, car cette création va périr un jour comme dit St. Pierre dans son Epître: «Le jour du Seigneur viendra comme un voleur, jour où les cieux dispa­ra­îtront à grand fracas, où les éléments embrasés se dissoudront et où la terre et ses oeuvres seront mi­ses en jugement. Puisque tout cela doit ainsi se dissoudre, quels hommes devez-vous être! Quelle sa­inteté de vie! Quel respect de Dieu! Vous qui attendez et qui hâtez la venue du jour de Dieu, jour où les cieux enflammés se dissoudront et où les éléments embrasés se fondront! Mais nous attendons selon Sa pro­messe «des cieux nouveaux et une terre nouvelle» où la justice habite». (2. Pierre 3, 10-13). (Apoc. 21).

La même chose dit à peu près St. Paul dans son Epître aux Hébreux: «Lui, dont la voix ébranla alors la terre (au Mt. Sinaï) fait maintenant cette proclamation: Une dernière fois je ferai trembler non seule­ment la terre mais aussi le ciel (Ang. 2, 6). Les mots «une dernière fois» annoncent la disparition de tout ce qui participe à l’ in­stabilité du monde créé, afin que subsiste ce qui est inébranlable (le sa­n­ctifié). Puisque nous recevons un royaume inébranlable, tenons bien cette grâce. Par elle servons Di­eu d’ une manière qui lui soit agréable, avec soumission et avec crainte. Car notre Dieu est un feu dé­vo­rant». (Par Ses énergies incréées). (Hébr. 12, 26-29).

Ce texte de St. Paul laisse entendre clairement que le créé qui se trouve dans le péril de la corru­ption va disparaître et restera intact, incorruptible ce qui est inébra­nlable, c’ est à dire tout ce qui est sanctifié par la Grâce (les énergies incréées) et qui va vivre éternellement dans un nouvel état d’ être: le Royaume inébranlable de Di­eu, «la nou­velle terre et les nouveaux Cieux». (Apoc. 21).

L’ Occident en continuant à nier l’ efficacité des «énergies incréées» de la Sainte Trinité, nie la puis­sance sanctificatrice de l’ Eglise Apostolique (l’ Eglise Orthodoxe). Le résultat c’ est que les prêtres Catholiques Romains mettent du sel dans le bénitier pour faire conserver une fausse eau bénite, car ils ont perdu la grâce sanctifiante, tan­dis que l’ eau bénite Orthodoxe ne peurrit jamais et reste pure des vies entières.

Récemment des Catholiques de Tchécoslovaquie vont voler, dans les églises Orthodoxes, l’ eau bénite ré­elle, car ils ont appris son efficacité! Puisqu ils ont compris cette réalité, pourquoi ne deviennent-ils pas Orthodoxes pour avoir leur propre eau bénite, et vont la voler chez les Orthodoxes en vivant dans une tromperie affreuse?

Il est temps que cette cemédie se termine pour le bien de toute l’ humanité. Do­stoïevski disait déjà, fin XIXe, s. que «l’ Europe (occidentale) est un immense ci­metière»!

Nativité et humanisme

L’ ancien Humanisme Hellénique était arrivé à un niveau élevé, mais il n’a pas pu jeter le pont entre Dieu et l’ homme.

Cet abîme fut comblé pour la première fais dans l’ histoire par Dieu Lui-même, par Sa propre initiative, à l’ aide de l’ incarnation de Son Fils.

Ainsi à Noël l’ Homme-Dieu est né et avec lui paraît le nouvel humanisme le «divi­no-humanisme».

Tout ce que les Prophètes avaient prophétisé, et les philosophes avaient désiré, ai­nsi que de simples humains, à travers les siècles, devient maintenant une réalité. Dieu Lui-même met sa tente parmi les hommes. Cette tente est constituée par la nature humaine.

Pour la première fois dans l’ histoire la solitude absolue de l’ homme est abolie, une solitude qui est due à l’ absence de Dieu.

Socrate, dans sa cellule de condamné, meurt seul. Dieu lui est inaccessible, parce qu’il n’est pas encore incarné. Cependant il prophétise Sa venue: «Dieu aura pitié de vous et va vous envoyer quelqu’un d’en haut pour vous sauver». (Platon, Apologie 31a).

La principale caractéristique du nouvel humanisme c’ est qu’il réhabilite pour l’ homme sa relation filiale avec Dieu le Père, de sorte qu’ il puisse accomplir sa charge selon sa vrai nature, comme image de Dieu, image qui ne peut pas exister en soi, sé­parée de son archétype divin, sans s’ obscurcir.

Jésus Christ, qui est la véritable image de Dieu le Père, aide l’ homme à revenir à sa nature «à l’ image de  Dieu».

Maintenant pour le nouvel «homme en Christ» est réhabilité l’ ancienne beauté de l’ image de Dieu.

L’ homme retrouve le sens de sa vie, sa justification, son salut, sa guérison, son but dans sa communion avec Dieu, et sa relation avec son Créateur et Père.

L’ enfant qui, pour «se libérer» s’ était révolté contre son père, retrouve dans Son amour, la véritable liberté. Un amour que le Christ a fait paraître par son incarnation, sa crucifixion et sa résurrection.

Le Dieu incarné n’ a pas renié l’ homme. Il l’ a attaché sur Lui, il l’ a reçu, comme on dit dans le jargon théo­logique («prosélavé»), pour le guérir, pour le ressusciter, pour le faire non pas meilleur, ou avec plus de morale, mais le faire Dieu par l’ action de la Grâce.

De la même façon, le divino-humanisme Orthodoxe n’ a pas renié totalement l’ an­cient humanisme Hellénique. Il l’ a accepté, il l’ a nettoyé du paganisme et il l’ a tra­n­s­figuré. Ainsi nous pouvons parler aujourd’hui d’ un divino-hu­manisme Grec-Ort­ho­doxe, qui constitue, pour nous aussi les Grecs modernes, notre tradition et notre hé­ritage. Les principes de ce double humanisme sont connus:

a) l’ homme a une extrême valeur comme image de Dieu, rappelons-nous les paroles du Christ (Math. 25, 40)

b) La liberté de l’ homme réside non pas à l’ égoïsme, mais à la charité.

c) Dans la communauté de l’ Eglise se réalise la véritable communion des pe­rson­nes, une communion divino-humaine.

d) la conscience personnelle a la priorité envers tout totalitarisme idéologique, gou­vernemental, de parti, ou n’ importe de quelle force.

Les fruits de ce divino-humanisme sont: Le grand nombre de nos saints, la civi­li­sation Byzantine Orthodoxe, l’ oeuvre missionnaire grandiose et le role civilisateur de l’ Eglise et de l’ Etat Byzantin pour les Slaves et d’ autres peuples, l’ art ecclé­sias­tique Byzantin, qui est unique au monde. L’ oeuvre immense de bienfaisance de L’ Eglise Byzantine, l’ adoucissement du Droit, le système communautaire gréco-ort­ho­doxe de la période de l’ occupation Turque, le dévelopement de la «Véritable Edu­ca­tion», la Sainte-Montagne, la Guerre de l’ Indépendance etc.

Cet humanisme divino-humain le met en question aujourd’hui et essaye de le chas­ser de notre pays un autre «hummanisme» qui, malgré ses différentes nominations (So­cialistes, Américano-Européens) a une caractéristique commune: l’ athéisme et le ma­térialisme. Cet «humanisme» athée et matérialiste, qui tantôt semble tolérer l’ Egli­se et tantôt devient fortement antiécclésiastique se présente comme une libération et éma­ncipation de l’ homme. Comme si les milliers de fidèles et de Saints et de nos hé­ros n’ étaient pas libres et des personnes accomplies. Mais est-ce que l’ homme peut être vraiment libre, s’ il n’ est pas libéré de son égoïsme et de ses passions et quand sa li­berté créée ne jaillit pas de la liberté non-créée de son Créateur? Au nom de cette «li­bération» on légalise le crime des avortements avec le résultat leur augmentation, on propage l’ amour immoral, on abolit le caratère sacré du mariage et la famille, on pré­sente l’ adultère comme de la bravoure!

I’ «humanisme» athée qui contredit le «divino-humanisme» de notre tradition, limite l’ homme à sa vie animale et terrestre. Il le voit comme un animal évolué et com­me une machine économique et productive en méconnaissant son origine divine et sa nostalgie profonde et sa valorisation au-delà de son existence terrestre, en Dieu dans l’ éternité.

Le philosophe et évêque Serbe renommé, Nicolas Zitsis avant la Ière Guerre Mon­diale avait prévenu l’ Europe que son apostasie de l’ Homme-Dieu va inaugurer son retour à la barbarie. Lui-même a goûté cette barbarie dans sa chair deux fois, persécuté par les Nazi au camps de Dahaou et par ses compatriotes les Communistes comme ennemi du peuple.

Comme dans notre pays (la Grèce) aussi nous voyons s’ étendre le nuage de l’ apostasie, l’ éloignement du Dieu de nos pères et de notre «divino-humanisme» greco-orthodoxe, nous constatons avec peine que de plus en plus prédominent des moeurs égoïstes qui dissolvent la personne, la famille et la société. La crise profonde de la société «Néo-Hellénique» nous a conduits à exprimer ces pensées.

P. George, Higoumène du Monastère Grégoriou (Mt. Athos). Noël 1988.

L’ Orthodoxie est la seule possibilité de rendre l’ Europe unie
un modèle de commnauté au visage humain

A ceux qui demandent où est basée cette unique possibilité de l’ Orthodoxie, la ré­ponse est donnée par son hi­stoire de deux mille ans et par l’ echec de tous les systè­mes religieux, philosophiques, sociaux, écono­miques, politiques et culturels pour gué­rir la nature humaine profondément malade et d’ harmoniser ses fonctions psyc­hos­somatiques, qui se trouvent divisées et en conflit. C’ est à dire l’ insuffisance des sy­stèmes humains de fo­rmer l’ homme en une personnalité intègre et accomplie et ce­la parce que le problème n’ est pas de ce monde, mais il est surtout d’ un caractère tran­scendental.

Dans ce chapitre nous tâcherons de présenter en résumé, mais d’ une façon sy­s­tématique le fondement de notre thèse sur la capacité unique de l’ Orthodoxie de for­mer des communautés au visage humain.

En dehors de l’ Orthodoxie l’ homme continue à être le symbole de «Prométhée enchaîné», qui est incapable de se libérer par ses propres possibilités de l’ emprise des pas­sions et de restaurer l’ unité et l’ harmonie de sa pe­rson­nalité partagée et co­ntra­dictoire. Cependant la différence réside à ce fait que le «Prométhée enchaîné» de notre ère a la possibilité de se libérer de ses liens, parce que la prophétie (dans la tra­gédie d’ Echyle), qui parle d’ un Dieu, qui prendrait la place de Prométhée souffrant et qui porterait sur Lui toute la responsabilité et la culpabilité, qui pesait sur «Prométhée enchaîné», est déjà réalisée, pas bien sûr, par un dieu imaginaire, mais par l’ oeuvre rédemptrice de la deuxième Personne de la Sainte Trinité, le Fils unique et Verbe de Dieu, notre Seigneur Jésus-Christ.

Par son incarnation le Fils et Verbe de Dieu s’ est vêtu la nature humaine et pas seulement Il l’ a guérie par Son sacrifice sur la Croix (à cause de Son obéïssance totale au Père Céleste, comme Homme parfait, ayant vaincu ainsi le péché et la mort: sa conséquence), mais en plus comme Homme-Dieu, Il a accordé à cette nature hu­mai­ne la su­prême valeur en la faisant élever jusqu’au Trône de Dieu (par Sa Ré­surrection et Son Ascension).

Comme le Père de l’ Eglise St. Jean Chrysostome (IVe-Ve s.) remarque, le Fils et Verbe de Dieu «a rendu Dieu et les humains d’ un seul genre par Son incarnation, car Dieu devint homme et l’ Homme devint Dieu». (P.G. Migne T. 62). Celui-ci fut d’ ailleurs le but du grand mystère de l’ oeuvre rédemptrice (du Christ) selon St. Athana­se le Grand: «Le Verbe devint chair pour rendre l’ homme apte à se déïfier... C’ est pourquoi Il devint homme pour nous déïfier». (P.G. Migne 26, 237...).

Si Ménandre (auteur satirique Grec 342-290 av. J.C.) admirait l’ homme «beau et bon» de la période d’ après la chute, qui fut l’ idéal de la Grèce classique, malgré le fait que cet être humain portait en lui quelques traces seu­lement de son ancienne beauté spirituelle (d’ avant la chute), en disant «comme l’ homme est charmant, quand il est vraiment un homme»! Et si David se demandait surpris (dans le cadre de l’ Ancien Testament), en voyant l’ homme comme Dieu l’ avaint créé: la couronne de la création, s’ adresser à Dieu comme à un ami au Paradis:

«Quest-ce que l’ homme pour que tu t’ en souviennes,

et le fils de l’ homme pour que tu le visites?

Tu l’ as abaissé un peu au-dessous des anges,

puis tu l’ as couronné de gloire et d’ honneur,

et tu l’ as établi sur l’ oeuvre de tes mains,

tu as mis toutes choses sous ses pieds» (Ps. 8, 5-7),

comment doit un fidèle Chrétien décrire le grand miracle de l’ histoire, c’ est-à-dire la déïfication de la nature humaine en Jésus-Christ et son élévation au trône de Dieu?

Le Père de l’ Eglise St. Grégoire de Nysse (IVe s.) écrit à ce propos: «L’ homme dépasse sa propre nature en de­venant immortel, malgré le fait qu’ il est mortel, en devenant éternel, malgré le fait qu’ il est passager et en de­venant tout entier Dieu, lui qui est un être humain» (P.G. Migne 44, 1280).

Le Christ en revêtant la nature humaine a rendu possible en Lui, comme Homme-Dieu, l’ union des deux natu­res: humaine et divine, de la façon la plus parfaite sans que l’ une influence l’ autre (dogme du IVe Concile de Cha­lcédoine en 451).

La conséquence de cette union de la nature divine avec la nature humaine était d’ accorder à l’ homme la pos­sibilité de se guérir de sa morbidité par la Grâce du St. Esprit, de se libérer de l’ emprise du péché, qui divise la per­sonnalité, d’ unir et d’ harmoniser ses fonctions psychossomatiques et d’ atteindre l’ union la plus parfaite possible avec Dieu son Créateur.

Comme le Père de l’ Eglise St. Basile le Grand (IVe s.) remarque: «par l’ incarnation et la crucifixion, l’ Homme-Dieu, notre Seigneur a porté sur Lui nos faiblesses et nos maladies et fut blessé pour nous, pour que nous soyons guéris à l’ aide de Sa blessure et il nous a rachetés de la malédiction en devenant Lui-même malédiction et Il a subi la mort la plus infâme afin de nous conduire de nouveau à la vie de gloire». (P.G. Migne 31, 916).

En récapitulant d’ une manière admirable et épigrammatique le même St. Père, la grandeur de l’ oeuvre ré­demptrice du Seigneur, il écrit: «Celui-ci était le but de l’ oeuvre rédemptrice du Sauveur, c’ est-à-dire de co­nduire la nature humaine à elle même et à Lui et en lui enlevant la malignité de la conduire à l’ ancienne unité, comme un bon médecin unit un corps très divisé par des médicaments salutaires». (P.G. Migne 31, 1385).

Ainsi l’ oeuvre rédemptrice, accomplie par l’ Homme-Dieu, vise directement à la guérison du problème exi­ste­ntiel primordial de l’ homme, c’ est-à-dire de la nature humaine profondément malade, de laquelle dépend la so­lu­tion de tous les autres problèmes humains sans aucune exception.

C’ est-à-dire la libération de la nature humaine morbide de l’ emprise du péché, qui divise et l’ union harmo­nie­use des fonctions psychossomatiques de l’ homme par l’ oeuvre rédemptrice du Seigneur, a comme conséquence immédiate pour chaque être humain la possibilité de façonner une personnalité accomplie, ainsi que pour chaque communauté d’ acquérir un visage humain (harmonieux).

Cette fonction unificatrice a lieu dans la Sainte Eglise du Christ (l’ Eglise Orthodoxe) et a comme conséquence la restauration de l’ unité à la nature humaine divisée, par l’ adhérence du fidèle au corps du Christ à l’ aide des Sa­crements de l’ Eglise, de l’ ascèse et de la prière, pour «entrer en communion avec la nature divine» par la Grâce du St. Esprit. (2. Pier. 1, 4).

Sans cette adhérence tout effort individuel (détaché du corps du Christ) pour une uni­on et une relation avec le Chri­st est impensable pour l’ Eglise Orthodoxe, qui est sur­tout une communauté, qui se compose de personnes. Le cheminement vers Dieu passe à travers le prochain. C’ est pourquoi l’ accomplissement de cette fonction unifi­c­a­trice se réalise dans la relation entre les membres de l’ Eglise, qui luttent pour leur acco­m­plissement spirituel et contribuent de cette manière à la formation de commu­nautés au visage humain. Plus les personnes, qui constituent une communauté, sont spiritu­elle­ment élevés, plus son visage est humain.

C’ est pourquoi ce qui se passe, par la Grâce du St. Esprit, dans l’ Eglise du Christ «Une, Sainte, Catholique (universelle) et Apostolique, c’ est-à-dire l’ Eglise Ortho­doxe, c’ est tout ce qu’ il y a de plus précieux, de plus im­por­tant et de plus noble aux so­ciétés humaines et qui les préserve d’ une entière décomposition et d’ une chute dans une inhumanité totale. S’ il y a encore au monde un certain espoir pour sau­vegarder et protéger des relations so­ciales d’ un caractère humain, cet espoir doit être cherché dans l’ oeuvre, qui s’ accomplit dans «les Saints des Saints» du monde entier et qui est l’ Orthodoxie.

Dans les espaces sacrés de l’ Orthodoxie la Toute Puissance de Dieu se recontre avec la faiblesse humaine et la puissance divine s’ accomplit dans la faiblesse humaine. Et sans aucun doute le processus de l’ accomplissement de la personne à l’ aide de la Grâ­ce est la méthode la plus efficace pour l’ anéantissement de tout élément anti-so­cial du comportement humain et le renforcément absolu du comportement social qui est une condition pour la formation des communautés au visage humain.

Ce n’ est pas un hazard que le processus pour la formation d’ une personnalité inté­grale en Christ commence par le rejet de tout comportement anti-social. Personne ne peut suivre le Christ s’ il n’ a pas «renié soi-même», (Mat. 16, 24). «Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’ il renonce à lui-même et prenne sa croix, et qu’il me suive».

Quand le Seigneur dit de «renoncer à soi-même», Il sous-entend un «soi-même» malade, qui est sous l’ emprise du péché, qui éloigne de Dieu et se trouve en conflit avec les autres. «Renoncer à soi-même» signifie en d’ autres te­r­mes le renoncement à tous ces facteurs qui font la société inhumaine et impersonnelle, comme la cupidité, l’ insatiabilité, l’ exploitation de notre semblable, l’ attachement à la chair, l’ injustice, l’ inhumanité, la haine, le cri­me etc.

Mais pour pouvoir «renoncer à soi-même» il faut porter sa croix et participer à la mort du Christ pour participer aussi à Sa Résurrection.

Extrait du livre «L’ Orthodoxie dans l’ Europe Unie» par le prof. Const. Mouratidis de l’ Université d’ Athènes (Facuté de Théologie) Retr. et ex- Président de l’ Association Panhellénique des Théologiens, Ed. Athè­nes, 1990.

Extraits de l’ hymne akathiste
en honneur de la Sainte Vierge

Par St. Romanos le Mélode qui a reçu le don de l’ Hymnographie par la Sainte Vierge une nuit de Noël (VIe. s.) à Constantinople

«Je te salue, Toi, l’ étoile qui indique le Soleil».

«Je te salue, Toi, qui as enfanté la Lumière d’ une façon indicible».

«Je te salue, Toi, la Mère de l’ Etoile qui ne se couche pas».

«Je te salue, Toi, l’ aurore du jour mystique».

«Je te salue, Toi, qui illumine les mystes de la Trinité».

«Je te salue, Toi, colonne flamboyante, qui conduis ceux qui se trouvent dans l’ obscurité».

«Je te salue, Toi, qui éclaires ceux qui marchent vers la Connaissance».

«Je te salue, Toi, le rayon du Soleil spirituel».

«Je te salue, Toi, l’ éclair de la lumière, qui ne se couche pas».

«Je te salue, Toi, l’ éclair, qui illumine les âmes».

«Je te salue, Toi, qui fais lever l’ éclairage de plusieurs lumières».

Pèlerinage Apostolique d’ Athènes (Actes XVII, 16-34)

Arrivé à Athènes et en attendant St. Silas et St. Timothée, qui étaient restés à Bérée, St. Paul se promenait dans cette ville glorieuse pleine de temples, d’ autels et de sta­tues d’ une fausse religion et son esprit s’ exaspérait. C’ est pourquoi il a commencé à converser tous les jours avec des Juifs et des Grecs (qui connaissaient le monothéisme de l’ Ancien Testament), dans la synagogue et à l’ Agora (centre de la vie publique et commerciale des villes grecques an­tiques).

Quelques philosophes épicuriens et stoïciens, qui l’ avaient entendu dialoguer, co­m­prirent qu’il apportait que­lque chose de nouveau à leur ville, une nouvelle religion, c’ est pourquoi ils l’ invitèrent au tribunal de l’ Aréopage pour qu’il leur donne plus d’ explications d’ une façon officielle, car l’ Aréopage était la Cour de Cassation d’ Athènes antique, chargée aussi des affaires religieuses.

Note. L’ Aréopage ou «Colline de Mars» est la colline rocheuse au pied de l’ Acropole, du côté des Propylées (en montant à gauche), Il porte aujourd’ hui sur sa paroi le texte du discours de St. Paul sur une plaque métallique, comme il l’ avait prononcé en grec ancien, devant les magistrats et les philosophes Athéniens. (Actes 17, 18-20).

Discours de St. Paul sur l’ Aréopage

«Athéniens, je vous considère à tous égars come des hommes presque trop religieux. Quand je parcours vos rues, mon regard se porte en effet souvent sur vos monuments sacrés et j’ ai découvert entre autres un autel qui portait cette inscription: «au dieu inconnu». Ce que vous vénérez ainsi sans le connaître, c’est ce que je viens, moi, vous annoncer. Le Dieu qui a créé l’ univers et tout ce qui s’ y trouve, lui qui est le Seigneur du ciel et de la terre, n’ habite pas des temples construits par la main des hommes et son service non plus ne demande pas de mains humaines, comme s’ il avait besoin de quelque chose, lui qui donne à tous la vie et le souffle, et tout le reste.

A partir d’ un seul homme il a créé tous les peuples pour habiter toute la surface de la terre, il a défini des temps fixes et tracé les limites de l’ habitat des hommes: c’ était pour qu’ils cherchent Dieu; peut-être pourraient-ils le découvrir en tâtonnant, lui qui, en réalité n’ est pas loin de chacun de nous.

Car s’ est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l’ être, comme l’ ont dit certains de vos poètes (le poète grec Aratos): «car nous sommes de sa race».

Alors, puisque nous sommes la race de Dieu, nous ne devons pas penser que la divinité ressemble à de l’ or, de l’ argent, ou du marbre, sculpture de l’ art et de l’ imagination de l’ homme. Et voici que Dieu, sans tenir compte de ces temps d’ignorance, annonce maintenant aux hommes que tous et partout ont à se convertir. Il a en effet fixé un jour où il doit juger le monde avec justice par l’ homme qu’il a désigné, comme il en a donné la garantie à tous en le ressuscitant d’ entre les morts». (Actes 17, 22-31).

Comme nous voyons ce discours se termine avec le message joyeux de la Ré­surrection de Jésus-Christ, événement qui dépasse les limites étroites de la raison humaine, c’ est pouquoi, ce jour-là, très peu de gens ont cru aux paroles de St. Paul. Pa­rmi eux se trouvait une grande personnalité: Denis l’ Aréopagite, c’ est à dire un des magistrats de l’ Aréopage, un homme de la haute société d’ Athènes, très cultivé et d’ une grande sensibilité. Vertus qui l’ ont aidé plus tard à nous laisser des ouvrages ma­gnifiques de théologie mystique: a) «La Hiérarchie céleste», b) «La Hiérarchie ec­clésiastique» et c) «la Théologie mystique», qui se trouvent au début de la Patrologie Grecque de Migne: (ler siècle chrétien). (Traduction française Ed. Cerf, «Sources Chrétiennes», Paris).

Derrière la colline rocheuse de l’ Aréopage nous voyons jusqu’aujourd’hui les fonda­tions d’ une basilique (Xe. s.) consacrée à St. Denis (en-dessous de la pente Nord-Ouest de l’ Acropole). St. Denis a subi le suplice de la décapitation à Lutèce (Paris romain). Il fut évêque à Athènes et après ler évêque de Paris.

Note.

– Deuxième évêque d’ Athènes, après St. Denis l’ Aréopagite, fut St. Narcisse, un des collabora­teurs de Saint Paul (Rom. 16, 10), originaire de Palestine, qui subit «la glorieuse mort des martyrs». (31 Oct.). Le troisième évê­que d’ Athénes, St. Publius, subit aussi le martyre (entre 161 et. 170 ap. J.C.).

– Certains philosophes d’ Athènes de cette époque se convertirent au Christianisme et prononcèrent des apolo­gies.

Extraits du livre «Pèlerinages Apostoliques en Grèce» par Irène Economidès, Ed. Athènes, 1993.

Dieu a marché à Patmos

«Moi, Jean, votre frère et votre compagnon dans l’ épreuve, le royaume et la con­stance, en Jésus, je me trouvais dans l’ île de Patmos, à cause de la Parole de Dieu et du témoignage de Jésus. Je tombai en extase, le jour du Seigneur, et j’ entendis de­rrière moi une voix clamer, comme une trompette:

Ta vision, écris-la dans un livre pour l’ envoyer aux sept Eglises, à Ephèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée. Je me retournai pour regarder la voix qui me parlait; et m’ étant retourné, je vis sept candélabres d’ or, entourant com­me un Fils d’ homme, revetu d’ une longue robe serrée à la taille par une ceinture en or. Sa tête, avec Ses cheveux blancs, est comme de la laine blanche, ou de la neige, Ses yeux comme une flamme ardente, Ses pieds pareils à de l’ airain précieux que l’ on aurait purifié au creuset. Sa voix comme le mugissement des grandes eaux. Dans Sa main droite, ll a sept étoiles, et de Sa bouche sort une épée effilée, à double tra­n­chant; et Son visage, c’ est comme le soleil qui brille dans tout son éclat.

A sa vue, je tombai à Ses pieds, comme mort; mais Lui me toucha de Sa main droite en disant: Ne crains rien, c’ est Moi, le Premier et le Dernier, le Vivant; J’ ai été mort, et Me voici vivant pour les siècles des siècles, détenant la clef de la mort et de l’ Hadès. Ecris donc tes visions: le présent et ce qui doit arriver plus tard. Quant au mystère des sept étoiles que tu as  vues dans Ma main droite et des sept candélabres d’ or, le voici: les sept étoiles sont les anges des sept Eglises; et les sept candélabres sont les sept Eglises».

(Ap. 1, 9-20)

Saint Jean l’ Evangéliste, après avoir fait la description détaillée de la présence du «Seigneur de Gloire» devant lui, en donnant même le détail de la splendeur de cette précense: «Son visage resplendissait tel le soleil dans tout son éclat» (Ap 1, 16), nous renseigne qu’ il fut tombé «comme mort à Ses pieds» (Ap. 1, 17), à cause sans doute de la peur qu’ il sentit, quand il eut vu devant lui «le Seigneur de Gloire». Cette phrase prouve que les pieds du Seigneur étaient devant lui sur le sol de la grotte, lieu d’ ascèse et de méditation de saint Jean pendant son exil (93-96) à Patmos, sous l’ Emprereur romain Domécien. Car s’ il s’ était agi d’ une vision céleste, saint Jean n’ aurait pas pu tomber aux pieds du Seigneur.

Cette présence miraculeuse corporelle du Christ glorieux dans la grotte de Patmos fut aussi la cause du tremblement de terre et de la fissure qui fut formée au plafond rocheux de la grotte depuis le fond de la paroi jusqu’ à la sortie, où une triple fissure fut produite (symbole de la Sainte-Trinité). S’ il s’ était agi d’ une vision céleste, pourquoi le craquement du rocher aurait-il eu lieu sur la terre?

Nous ne pouvons pas dire non plus que c’ était une vision immatérielle dans la grotte, puisque, à l’ Ascension après la Résurrection, le Seigneur emmena au ciel Son corps humain, glorifié et incorrompu. Ses apôtres L’ ont vu monter au ciel devant eux en présence des anges qui leur ont parlé. (Ac. 1, 9-11). C’ était donc le même corps de l’ Incarnation et de la Crucifixion, puisque saint Thomas avait vu après la Résurrection les traces des plaies de la crucifixion sur le corps du Seigneur Ressuscité.

Sain Jean ajoute encore une phrase au verset 17, qui prouve la présence corporelle du «Seigneur de Gloire» devant lui: «...mais il posa sur moi Sa droite et dit...» Cette phrase prouve qui’il s’agissait d’une présence palpable du «Seigneur de Gloire» dans la grotte de Patmos. Comment aurait-Il pu toucher saint Jean de loin s’ il s’ était agi d’ une vision céleste? Et comment aurait-Il pu le toucher si c’ était une présence immatérielle? Et comment saint Jean aurait-il pu sentir sur lui la main du Seigneur, si Son corps glorieux n’ était pas près de lui?

Et le fait qu’il s’agisse de la présence du Christ glorifié et pas de Son Père céleste, comme certains le croient, nous le comprenons de la phrase suivante. Le Seigneur s’adresse à saint Jean et lui dit: «Ne crains pas. Je suis le Premier et le Dernier et le Vivant; Je fus mort, et voici, Je suis vivant pour les siècles des siècles, et Je tiens les clefs de la mort et de l’Hadès» (Ap. 1, 18). Par ces paroles le Seigneur donne à saint Jean Son identité. Il lui explique qui est Celui qui lui parle, Il s’agit bien sûr de Jésus-Christ qui mourut après la crucifixion, qui fut enterré, qui ressuscita le troisième jour après Sa mort et qui monta aux cieux quarante jours après et qui vit depuis lors pour les siècles des siècles. C’ est Lui le vainqueur de la mort et de l’Hadès, puisque «tout pouvoir Lui a été donné au ciel et sur la terre» (Mt 28, 19), après Sa victoire sur la Croix contre Satan et contre la mort éternelle.

Donc, cet événement qui eut lieu dans la grotte de Patmos fait de cette petite île l’ endroit le plus sacré de l’ Europe. C’ est l’ aboutissement de la Terre-Sainte au point de vue géographique et biblique, puisque, à Patmos, finit le texte de l’ Ecriture Sainte avec l’ Apocalypse et son sol fut touché par les pieds du Christ glorifié. La petite île de Patmos (trente-quatre km2), au Sud-Est de la Mer Égée, en Grèce, est un lieu où «Dieu a marché» et elle est encore plus importante que le Mont Sinaï. Au Mont Sinaï Moïse n’ a pas vu Dieu, il L’ a seulement entendu, tandis qu’ à Patmos saint Jean L’a vu «face à face» en gloire (Lui, le Christ, deuxième Personne de la Sainte Trinité). Au Mont Sinaï, Moïse avait reçu une Loi imparfaite encore (les Dix commandements), tandis qu’à Patmos saint Jean reçut la promesse de la victoire finale et de la grorification (état incorruptible) de tout l’ univers (Ap. 21). Ce renseignement nous est donné aussi dans la Sainte Bible par l’ épître de saint Pierre (2 P 3, 10-13) et par les épîtres de saint Paul (Hb 12, 26-29) et (Rm 8, 21-22).

Publié en français dans «J.O.I.E.»

Journal Orthodoxe d’ Informations Ecclésiales

Bulletin interparoissial de l’ Eglise Catholique Orthodoxe de France. Juillet/août 2000 No. 155-Mensuel.

Adresse: 96.bd Auguste Blanquet

75015 Paris - FAX: 01 30 54 67 33.

Publié en grec dans la revue

officielle de l’ Eglise de Grèce

«Ephimérios», déc. 1995.


La tombe de St.  Luc l’ Evangéliste à Thèbes de Béotie

Le texte de la Patrologie, (P.G. Migne 145, 876), ainsi que les renseignements du Synaxaire sont une preuve valable que la tombe de St. Luc qui se trouve actuellement dans l’ Eglise, du vieux cimetière de Thèbes, qui porte son nom, est authentique, selon aussi la tradition locale et les miracles que cette tombe vide continue à faire.

La tombe de St. Luc l’ Evangéliste, qui est un sarcophage de marbre romain, ap­pa­r­tenait avant (au IIe s. av. J.C.) à une famille romaine selon l’ inscription antique sur les parois du sarcophage, mais à l’ époque du martyre de St. Luc elle était vide et les Chrétiens de Thèbes l’ ont choisie pour ensevelir le corps de St. Luc d’ une façon ho­norable car ce sarcophage est un monument imposant. (réf. Antoine Vassiliou, «Thè­bes» Ed. M. Mamakos, 24, rue Antigone, Thèbes, 1981).

Depuis lors ce sarcophage n’ a pas changé de place, parce qu’il est très lourd et l’ église dans laquelle il se trouve au­jourd’hui fut batie dessus. (D’ après l’ ancienne tra­dition chrétienne selon laquelle des lieux de culte se construisaient sur la tombe des martyrs).

Du texte de la Patrologie, il paraît clairement, que le vieux cimetière de Thèbes dans l’ église duquel se trouve la tombe de St. Luc l’ Evangéliste actuellement, était aussi un cimetière à l’ époque de son martyre et de son enter­rement: «...là où son corps fut enseveli, parmi beaucoup d’ autres tombes, les chrétiens venaient prier».

La sainte relique est restée dans cette tombe jusqu’au IVe s. quand elle fut transportée à Constantinople, d’ après le texte de la patrologie. Elle y fut restée, placée à l’ église des Saints Apôtres, jusqu’ à la IVe Croisade (1204), qua­nd les Croisès ont occupé Co­n­­stantinople, la capitale de l’ Empire Byzantin, et l’ ont pillée affreusement. Pendant ce pillage ils ont pris beaucoup de reliques qu’ ils transportèrent en Occident, par­mi lesquels la relique de St. Luc l’ Evangéliste, qui se trouve à Padoue.

D’ après le texte de la Patrologie la relique de St. Luc l’ Evangéliste fut transportée à Constantinople de Thè­bes. Donc son tombeau était à Thèbes, la ville, où il finit sa vie comme martyr et où il avait été enterré.

Le texte de la Patrologie ainsi que le Synaxaire nous donnent le renseignement que St. Luc avait rencontré St. Paul à Thèbes, donc il y avait vécu avant et c’ est pourquoi après le martyre de St. Paul, qu’il accompagnait à ses voyages missionnaires, il fut installé de nouveau à Thèbes, d’ où il a continué son oeuvre apostolique en Béotie et en Achaïe selon le Synaxaire.

Le fait que Saint Luc a choisi cette ville grecque pour continuer son oeuvre apos­tolique après le martyre de St. Paul à Rome, est une des preuves qu’ il était Grec d’ origine. La Patrologie nous donne le renseignement qu’il est né à «Antioche de Syrie la Grande», qui était un centre hellénistique par excellence et que Saint Luc me­nti­onne lui-même plusieurs fois dans son livre. «Les Actes des Apôtres» avec une ce­r­taine prédilection.

Le professeur (actuel) des études du Nouveau Testament à la Faculté de Théologie d’ Athènes George Patronos dans son livre récent (en grec) «Avant-propos sur la reche­r­che du livre des «Actes des Apôtres» (éd. Pournaras, Thessalonique, 1990 p. 181), nous dit que St. Luc était d’ origine grecque et cela «est prouvé par le niveau lit­té­raire et linguistique de son oeuvre, qui est un texte d’ une haute connaissance de la la­n­gue grecque, et que c’ était impossible qu’un texte pareil fût écrit par une main juive».

Il dit aussi que «malgré le fait que l’ oeuvre de Saint Luc est historique, c’ est en même temps un enseignement de la vérité chrétienne et a un caractère universel, pour conduire le peuple de Dieu, à travers son cheminement historique, vers la fin escha­tologique du monde». (Apoc. ch. 21 et 22).

Note: Le 17 Septembre 2000 on a transporté de Padoue une partie de la relique de St. Luc à Thèbes pour y rester.

«La signification du sacrifice volontaire du Christ sur la croix»

La décision libre et définitive que le Christ prit pour S’ offrir «pour la vie du monde» (Jn 3, 16), eut lieu la nuit du Jeudi, c’ est-à-dire la veille de sa crucifixion. Jésus-Chri­st est le Fils du Dieu vivant, qui vint sur la terre par sa miraculeuse Incarnation due à «la Puissance du Saint Esprit et à l’ obéïssance de la Vierge Marie», pour sauver les pé­cheurs et «pour délier les oeuvres du diable» (I. Jn 3, 8). Cette nuit tragique, il était en train de prier tout seul sous les oliviers au pied du Mont des Oliviers à Géthsémani, en disant à son Père céleste: «Non comme je veux, mais comme Tu veux» (Mt 26, 39).

Son agonie, comme homme parfait, tout en étant aussi Dieu parfait (les deux natures étaient indépendantes et Il était libre d’ agir comme homme parfait et comme Dieu parfait selon le IVe Concile Oecuménique), était si forte, que Sa sueur tombait sur la terre comme des «grumeaux de sang» (Luc 22, 44-45).

Son obéïssance parfaite, en tant qu’ homme parfait, à son Père céleste jusqu’ à la mort et «même la mort sur la croix» fut la cause de la nouvelle possibilité, que Lui-même a apportée, c’est-à-dire la réconciliation de l’ homme déchu avec le Dieu Vivant. Cette possibilité, l’ homme l’ avait avant la chute, mais il l’a perdue après la désobéïsance du premier couple (Adam et Eve) dans le paradis. Personne ne pouvait plus combler le gouffre spirituel, car tous les descendants d’ Adam et d’ Eve naissaient portant en eux ce péché de façon héréditaire. Il fallait donc qu’ un homme tout à fait pur de péché réalise cette oeuvre de réconciliation. Voilà pourquoi, «quand le temps propice vint» (Gal 4, 4), Dieu envoya son Fils unique «pour que tous ceux qui croient en Lui ne soient pas perdus, mais qu’ ils gagnent la vie éternelle» (Jn 3, 15-16). Ainsi cette impeccabillité héroïque du Christ, comme homme parfait, jusqu’ à la croix, conduisit à Sa Résurrection, puisque comme il était totalement sans péché, la mort, qui était la conséquence du péché, n’ avait pas de prise sur Lui. Cet événement glorieux, unique dans l’ histoire humaine, prouve Sa victoire sur le monde satanique et sur la mort éternelle, qui dominait jusqu’ alors les hommes.

Le dernier mot que le Christ prononça sur la croix fut: «C’ est accompli». C’ est à dire que son oeuvre rédemptrice pour laquelle il fut envoyé par Son Père céleste fut ache­vée. Voilà pourquoi le signe de la croix, pour les chrétiens orthodoxes, est une arme ine­xpugnable. Le monde satanique redoute la croix, car la croix du Christ le vainquit totalement. Cependant il fallait que cette victorieuse possibilité, que l’ héroïsme du Christ avait amenée sur la terre, devienne l’ acquisition de toute l’ humanité, et même en liberté, sans contrainte. C’ est pourquoi après Sa glorieuse Résurrection et Son A­s­cension aux Cieux quarante jours plus tard en présence des Apôtres qui Le virent partir au ciel du haut du Mont des Oliviers à Jérusalem (cf. Ac 1, 9-12), pour siéger «à  la Droite du Père aux cieux» (Mc 16, 19), Il leur envoie dix jours après, le Saint Es­prit, comme Il le leur avait promis (cf. Jn 26, 7) et fonda Son Eglise, contre laquelle, comme Lui-même avait dit: «les portes de l’ Hadès ne prévaudront pas» (Mt 16, 18).

Le commandement que le Christ avait donné, après Sa Résurrection et un peu avant Son Ascension, à Ses Apôtres, fut: «Tout pouvoir M’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous prescris» (cf. Mt 28, 19).

Ainsi a commencé l’ oeuvre des Apôtres, qui se dispersèrent à tout le monde connu de l’ époque. Saint Thomas est arrivé même jusqu’à l’ extrémité méridionale des Indes, où, jusqu’ aujourd’ hui la communauté chrétienne s’ appelle «Eglise de saint Tho­mas». Les saints Apôtres par leurs paroles, leurs miracles et leur martyre ont vaincu le pa­ganisme de plusieurs millénaires, qui tomba comme un fruit pourri. Seul Saint Jean l’ Evangéliste ne subit pas le martyre à cause de sa grande pureté. Il fut élevé au ciel corporellement comme la Toute Sainte et comme Hénoch et le prophète Elie dans l’ Ancien Testament. Ce miracle eut lieu au sommet de la colline d’ Ephèse, où, au VIe siècle, fut construite en son honneur une basilique splendide par l’ empereur de By­zance Justinien le Grand. Le transfert de saint Jean est célébré par l’ Eglise Orthodoxe le 26 Septembre.

Cependant les Apôtres du Christ n’ étaient pas seuls à accomplir leur devoir. Le Seigneur leur avait dit: «Et voilà, Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps» (Mt 28, 20). Le lien qui les unissait à Lui était la célébration quotidienne de la Cène mystique, c’est à dire la Sainte Communion: leur participation au Corps et au Sang du Christ, sous forme du pain et du vin sanctifiés (cf. Ac 2, 42), selon Son com­mandement: «Faites ceci en mémoire de Moi». Mais cette «mémoire» n’ est pas un simple souvenir, une simple pensée. Il s’ agit d’ une union réelle, sacrementelle des fidèles Orthodoxes avec le Christ, car sans cette union (pareille à celle des sarments sur la vigne) (cf. Jn 15) la vie chrétienne n’ est pas possible, ni la victoire contre la corruption. La victoire contre la corruption a comme condition:

1. La vraie foi apostolique.

2. La réalisation de cette foi dans le vie personnelle en société qui présuppose l’ ascèse contre les passions, puisque le Seigneur dit: «Si quelqu’ un veut venir à ma suite, qu’ il renonce à lui-même, et prenne sa croix chaque jour, et qu’ il Me suive» (Lc 9, 23-24).

3. La participation correcte aux saints sacrements de l’ Église, qui possède l’ ordi­nation correcte à cause de la succession apostolique réelle.

Les hérésies n’ont pas la grâce sanctifiante, parce que, s’ étant détachées de l’ Église de leur propre gré, elles ont perdu la succession apostolique. Le miracle de la Sainte Lumière à Jérusalem à la Pâque orthodoxe, ainsi que beaucoup d’ autres miracles, prouvent cette vérité.

L’ Église apostolique orthodoxe avance donc à travers les siècles et malgré tant de persécutions et de martyres (11 millions de martyrs les trois premiers siècles chré­tiens, dans tout l’ Empire Romain), elle continue son oeuvre sanctifiante à l’ aide des Saints Sacrements, dont la Grâce a jailli de la croix de Jésus-Christ.

Et cette oeuvre va continuer en liberté jusqu’ à la fin de l’ histoire, quand aura lieu le Second Avènement du Christ en gloire et le Dernier Jugement, après la résurrection universelle des corps, qui sera suivie par la transfiguration de tout l’ univers en incorruptibilité (cf. Ap. 21), (Rom. 8, 21-22) et (2. Pierre 3, 10-13). Cette nouvelle vie en incorruptibilité, les hérésies vont la manquer, car elles manquent, sur la terre, la possibilité de la sancti­fication, à cause du manque de la succession apostolique et de la participation correcte aux saints sacrements. C’ est pourquoi l’ hérésie est considérée par l’ Église comme le plus grand péché.

Article d’ Irène Économidès publié dans son livre:

«Témoignage de la Foi Chrétienne enver l’ Islam»

Ed. Athènes 2000

Deux Français devenus prêtres orthodoxes
à deux paroisses de la France Méridionale

Marseille

Eglise de St. Irénée

1, rue Raoul Ponchon, 13010 Marseille. Tél. (04), 91.25.66.17).

Protophesbytre, P. André Borrély.

Avignon

Paroisse Orth. St. Côme et Damien

9, rue Poème du Rhône.

84000 Avignon

Hiéromoine P. Denis Guillaume,

traducteur de l’ Hymnographie byzantine.

Note: Avant sa conversion à l’ Orthodoxie il était Bénédictin au Monastère de Chevetogne, où on continue à vendre ses livres et beaucoup d’ autres livres de l’ Hymnographie Byzantine.

Adresse: Monastère de Chevetogne

5395 Chevetogne-Belgique.

Metropole Orthodoxe Grecque
de France et Exarcat pour l' Espagne, le Portugal et les iles Canaris
7, rue Georges Bizet
75116 Paris - France
Tel. (0) 1. 4720.8315
Fax. (0) 1 4683.0568
(France: 33 sans le zero)






 

           Irène  Economidès
Licenciée  en  Sciences Polit. et en Théologie

Avant - Propos
sur "le Témoignage de la Foi Orthodoxe"
par St. Grégoire Palamas, Archevêque de Thessalonique (XIVe s.)

            En plus des Sept Saints Conciles Œuméniques, l' Eglise Orthodoxe a reconnu quelques Conciles Locaux à cause de leur grande importance, pour la défense de la Foi Orthodoxe. Trois de ces Conciles Locaux ont eu lieu à Constantinople au XIVe s. (1341, 1347, 1351), pour défendre la foi de l' Eglise Orthodoxe, qui proclame cette vérité essentielle que les "Energies" de la Sainte Trinité (du Dieu Vivant), qui sont tranmises aux fidèles Orthodoxes, surtout à l' aide des Saints Sacrements, sont incréées. (C' est à dire qu' elles ne proviennent pas de la création, qui se trouve soumise à la corruption, mais directement du Dieu incréé, qui est la source de la vie incorruptible.

            Ainsi le Chrétien Orthodoxe, qui croit correctement, qui obéit aux commandements de Dieu et qui participe aux Saints Sacrements de l' Eglise Orthodoxe, a la possibilité de recevoir ces "énergies incréées" du Dieu Vivant et de participer, dès cette vie, en partie, à la grâce de l' incorruptibilité et de la déification, qui sera accomplie dans la vie éternelle du Règne de Dieu aux Cieux.

            A propos de cette vérité des "Energies incréées" de la Sainte Trinité, avaient écrit beaucoup de Pères de l' Eglise. Leurs noms sont mentionnés au Tome du IIIe Concile Local de Constantinople (1351) , ainsi que certains extraits de leurs ouvrages théologiques, comme St. Denys l' Aréopagite (Ier s.), St. Basile le Grand (IVe s.), St. Jean Chrysostome (IVe-Ve s.), St. Maxime le Confesseur (VIIe s.) et d' autres encore.

            Cette Théologie qui était la Foi de l' Eglise Orthodoxe dès le début, en accord avec l' Evangile: Parabole de la Vigne et des Sarments (Jean 15) et la prière sacerdotale de Jésus-Christ avant Sa Passion (Jean 17), a systématisé l' enseignement de St. Grégoire Palamas, grand ascète du Mont Athos (Macédoine - Grèce), profond Théologien, qui fut aussi Archevêque de Thessalonique au milieu du XIVe s., Ses oeuvres théologiques, ont servi comme base, pour la défense de la Foi dans les "Energies incréées" de la Sainte Trinité, pendant ces trois Conciles Locaux de Constantinople, qui conduisent à cette conclusion essentielle: Sans la participation de l' homme aux "Energies incréées" il n' y a pas de salut, ni de déïfication de la nature humaine. "En dehors de l' Eglise il n'y a pas de salut" (St. Cyprien, IIe s.).

            Ce manque du vrai sacerdoce et de la grâce sanctifiante avait conduit ceux, qui niaient la vérité des "Energies incréées" de la Sainte Trinité (les Latinisants Barlaam et Akindinos et certains autres), à appeler les "Energies" de la Sainte Trinité créées, donc corruptibles, puisque la création se trouve dans la corruption, et par conséquent inaptes à transmettre la possibilité du salut, qui est basée sur le don de l' incorruptibilité à la nature humaine, étant donné que le corps de Jésus-Christ, après Sa résurrection, est demeuré incorruptible.

            C' est cette affreuse hérésie, qui conduit à l'absence de salut, que l' Orthodoxie a vaincue lors des trois Conciles Locaux de Constantinople, et surtout lors du dernier en 1351, qui, après la démonstration toute pure de la vérité, ce Concile a anathématisé les Occidentaux, qui avaient créé et ceux qui avaient accepté cette hérésie.

            Tout le texte de ce Concile de 1351 et celui des deux autres, qui l' avaient précédé, est écrit en grec ancien et fait partie du 1er tome de l' ouvrage du Professeur de la Faculté de Théologie d' Athènes, et Académicien + Jean Karmiris: "Les Monuments Dogmatiques et Symboliques de l' Eglise Orthodoxe Catholique (qui a la catholicité de la verité), Athènes 1960, 2e éd. - 1950 1ere ed.).

            A la fin du Tome du IIIe Concile Local de Constantinople se trouve "le Témoignage de la Foi Orthodoxe" de St. Grégoire Palamas, qui avait participé à ce Concile.

            C' est ce "Témoignage de la Foi Orthodoxe", que nous présentons, traduit en français pour la première fois en guise d' information.    

Note:

a)         La Grâce sanctifiante des Saints Sacrements est dûe à la victoire de Jésus-Christ sur la Croix, à cause de Son obéissance totale au Père Céleste, comme homme parfait.

b)         L' Occident chrétien après le grand Schisme de 1054 a perdu cette possibilité, parce que les évêques occidentaux ont perdu la succession apostolique, puisqu' ils se sont détachés, de leur propre gré, de l' Eglise Apostolique vivante (l' Eglise Orthodoxe) et par conséquent ils ont perdu la grâce incréée et sanctifiante. C' est pourquoi leurs Sacrements ne sont pas valides. ("En dehors de l' Eglise, il n' y a pas de salut").

"Témoignage  de  la  Foi  Orthodoxe"
de  l' Archevêque  de  Thessalonique  St. Grégoire  Palamas
Présenté  à  la  fin  du  IIIe Concile  Local  de  Constantinople  en  1351
à  propos  du  sujet  de  l' Hésychasme  (quiétude)

            Nous croyons et nous vénérons un seul Dieu, qui existe avant tout, sur tout et en tout et au-dessus de tout. Ce Dieu est le Père, le Fils et le Saint Esprit. C' est un Dieu mais en trois hypostases et ces trois hypostases sont unies entre elles, sans se confondre l' une à l' autre, en une Monade véritable. Elles se distinguent, mais elles ne se partagent pas. Il s' agit d' un Dieu en Monade et en même temps Trinité toute puissante (hypostase: existence divine en état spirituel).

            Note:Dans l' Ancien Testament il y a certains passages, où la Sainte Trinité est sous-entendue, et surtout au XVIIIe ch. de la Genèse. Dans le Nouveau Testament l' apparition de la Sainte Trinité est très claire au Baptême de Jésus-Christ (Matt. 3,13-17), (Marc 1,9-11), (Luc 3, 21-22), Mais il y a aussi beaucoup d' autres passages, parmi lesquels le commandement très clair de Jésus-Christ aux Apôtres après Sa Résurrection: "Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit et en leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit, et voici que je suis avec vous toujours jus- qu' à la fin du monde". (Matt. 28, 18-19).

            Le Père est sans commencement et pas seulement Il se trouve en dehors du temps, mais Il est aussi sans cause. (C' est à dire Son existence n' a aucun motif d' être). Cependant c' est Lui la cause, la racine et la source de la Divinité du Fils et du Saint Esprit et Lui seul la cause préliminaire de toutes les créations. Il n' est pas le seul créateur, mais seul Père d' un Fils et la seule source de la procession d' un seul Saint-Esprit. Il existe de toute éternité et Il est Père de toute éternité et seul Père de toute éternité et source de la procession du St. Esprit. Il est supérieur au Fils et au Saint-Esprit seulement en tant que cela concerne la cause de leur existence, mais toutes Ses autres propriétés sont les mêmes dans le Fils et dans le Saint-Esprit. C' est à dire c' est le même honneur que nous adressons au Père, au Fils et au Saint-Esprit.

            Le Dieu-Père a un Fils sans commencement de temps, mais le Fils a un commencement, puisqu' Il a comme commencement, racine et source le Père duquel Il est engendré exclusivement de toute éternité, né sans corps, pas d' une façon biologique, mais impassible, sans se diviser, puisque le Fils est Dieu engendré de Dieu le Père. Cependant Il ne diffère pas du Père, puisqu' Il est Dieu. Sa seule différence consiste en ce qu' Il est Fils. Comme Fils Il existe continuellement à travers les siècles et Il est Fils continuellement et l' unique Fils et Il est continuellement uni à Dieu le Père, mais sans se confondre avec Lui (sans être absorbé par Lui).

            Le Fils n' est pas la cause et le commencement de la divine Trinité, puisque la cause de Son existence est le Père. Cependant le Fils est cause et commencement de toutes les créations (Evangile de St. Jean 1,3), puisque par Lui "tout fut créé". Ainsi donc, tandis que le Fils existait de toute éternité en la beauté totale de la divinité, "Il n' a pas senti de la fierté du fait qu' Il était égal à Dieu le Père" (Phil. 2, 6-7), mais quand le moment historique est venu ("quand le temps fut accompli" (Gal. 4,4), Il reçut notre forme humaine en cachant Sa nature divine, et ayant demeuré dans le sein de la Vierge-Marie, en tant né selon la loi naturelle, ayant en même temps les deux natures: humaine et divine, par la complaisance de Dieu (le Père) et par la collaboration du Saint-Esprit, en étant devenu un homme complet, Il est devenu le même que nous, sans le péché, étant resté cependant ce qu' Il était, c' est à dire, vrai Dieu. Mais Il a uni Ses deux natures (divine et humaine) sans les changer, ainsi que Ses deux volontés et Ses deux énergies et Il est resté le Fils (de Dieu) en une seule hypostase, même après Son incarnation, en effectuant les actions divines toujours comme Dieu (p.ex. les miracles et Sa Transfiguration sur le Mont Thabor), et les actions humaines comme homme, en subissant les souffrances humaines (comme la fatigue, la faim, la soif, la mort, la douleur). En restant impassible et éternel comme Dieu, Il subit par Sa libre volonté la Passion dans Son corps. Et après Sa crucifixion et Sa mort (sur la croix) et Son ensevelissement, le troisième jour, Il est ressuscité. Après Sa résurrection Il a apparu à Ses disciples, Il leur promit la puissance qu' ils allaient recevoir du Ciel et Il leur a donné le commandement d' enseigner (l' Evangile) à toutes les nations et de les baptiser au nom du Père, du Fils et du St. Esprit et de garder et d' enseigner Ses commandements. Ensuite Il est monté aux Cieux et Il s' est assis à la droite de Dieu le Père, ayant ainsi rendu notre corps humain (qu' Il reçut à Son incarnation) également honoré et divinisé et assit sur le même trône que Dieu le Père. Et avec ce corps Il va revenir glorifié, pour juger ceux, qui seront alors vivants et qui seront passés à l' incorruptibilité "en un clin d' oeil" (I. Cor. 15,52) et les morts (de tous les temps) en rendant justice à chacun selon ses oeuvres.

            Ainsi donc, après être monté vers Son Père (aux Cieux) Il a envoyé à Ses Saints Disciples et Apôtres le Saint-Esprit, qui procède de Dieu (le Père). Le Saint-Esprit, comme le Père et le Fils, n' a pas de commencement. Il existe de toute éternité. Il a comme commencement, racine, source et cause le Père seul, pas par une naissance, mais par la procession. Car le Saint-Esprit aussi procède du Père de toute éternité d' une façon impassible (sans fluidité), sans se détacher du Père et du Fils, puisqu' Il provient du Père et repose sur le Fils, étant uni au Père et au Fils sans se confondre avec Eux, ni se séparer d' Eux, et sans se partager. Le Saint-Esprit est Dieu, puisqu' Il provient de Dieu le Père, mais Il ne diffère pas de Dieu le Père, puisque le Saint-Esprit est aussi Dieu. Il diffère seulement du fait qu' Il est "Paraclet" (celui qui console), qui a Sa propre hypostase, qui, cependant, procède du Père et est envoyé par le Fils. C' est  à dire le St-Esprit est aussi cause de toutes les créations, en ce qu' elles sont perfectionnées par Lui. Il reçoit le même honneur que le Père et le Fils, sans qu' Il provienne ni par naissance ni par non-naissance.

            Il fut envoyé par le Fils (le Christ) à Ses disciples. C' est à dire Il est apparu. Car de quelle autre façon serait envoyé par Lui (le Fils) le Saint-Esprit, qui ne se sépare pas de Lui (le Fils)?

            Et comment le Saint-Esprit sera-t Il venu à moi, puisqu' Il existe partout? Car Il n' est pas envoyé par le Fils uniquement, mais aussi par le Père à travers le Fils. Il vient pourtant et paraît aussi de Lui-même, parce - que Son envoi est une oeuvre commune (de la Sainte-Trinité), c' est à dire l' apparition de l' Esprit. Cependant Il n' apparaît pas par Son essence divine, parce que personne n' a jamais vu, ou révélé la nature de Dieu, mais seulement par la grâce, la puissance de l' énergie de Dieu, qui est commune au Père, au Fils et à l' Esprit. Ce qui diffère à chacun d' Eux c' est Son hypostase et tout ce qui se rapporte à cette hypostase.

            Et ils ont en commun pas seulement l' essence divine, qui n' a pas de nom, qui ne se révèle pas et à laquelle personne ne peut jamais participer, puisqu' elle est au-dessus de tout nom, forme et participation, mais Ils ont aussi en commun la grâce, la puissance et l' énergie, la splendeur, le règne et l' incorruptibilité et tout ce à l' aide de quoi Dieu se met en communion (seulement par la Grâce) avec les Saints Anges et les hommes, sans perdre la différence et la distinction de Ses trois hypostases et sans perdre la simplicité, à cause de la division et de la diversité de Ses puissances et de Ses énergies.

            Ainsi pour nous Il y a un Dieu d' une seule nature divine, car on ne pourrait jamais avoir une synthèse, qui se compose de plusieurs hypostases parfaites, et on ne pourrait jamais, non plus, en vérité, appeler complexe une existence, qui peut agir par sa propre puissance, ou ses propres puissances.

            Après tout ce que nous avons expliqué, nous vénérons d' une façon retenue l' icône peinte du Fils de Dieu, qui s'est incarné pour nous, mais en rapportant cette vénération relative à l' original, c' est à dire à Lui-même. De la même façon nous vénérons le Saint Bois de la Croix et tous les symboles de Sa Passion comme des trophées (de la Victoire de Jésus-Christ sur la Croix) contre l' ennemi commun de notre genre humain (c' est à dire Satan). Le signe de la Croix aussi est salutaire.

            Nous honorons aussi les églises, les lieux de Pèlerinage et la vaisselle liturgique et les paroles données par Dieu (la Sainte Bible) à cause de Dieu, qui habite en eux.

            Nous vénérons aussi les icônes de tous les Saints à cause de l' amour que nous avons envers eux et à cause de Dieu, qu' ils ont aimé et ont servi. Mais pendant cette vénération notre pensée va aux Saints, que ces icônes représentent.

            Nous vénérons aussi les reliques des Saints, parce-que la Grâce n' est pas enlevée de ces ossements sacrés, comme pareillement la divinité n' était pas enlevée du corps de Jésus-Christ pendant les trois jours qu' Il était au tombeau.

            Nous ne connaissons aucun mal ayant une hypostase essentielle. Et nous ne connaissons d' autre commencement du mal, que la déviation des êtres logiques, qui ont fait usage de la liberté, que Dieu leur a donnée (de leur libre arbitre), d' une façon inconvenable.

            Nous acceptons toutes les traditions ecclésiastiques (écrites et orales), mais surtout la toute sainte célébration d' un caractère sacrementel exceptionnel, qui nous rassemble dans une assemblée (le Sacrement de la Sainte-Eucharistie), à laquelle les autres célébrations sacrementelles doivent leur accomplissement. Par cette sainte célébration nous nous souvenons de Lui, qui s' est dépouillé, mais pas complètement (c' est à dire dans Son incarnation la nature divine est restée en Lui, mais sans se confondre avec la nature humaine), Lui qui s' est incarné et a souffert le supplice de la croix (comme homme parfait sans péché) pour nous (pour nous libérer de la mort éternelle, par Son obéissance complète à Son Père céleste).

            Pendant cette célébration, que Lui le premier a réalisée et qui continue à se réaliser en suivant Son commandement divin, par le prêtre, mais en même temps par Dieu (par la descente du St. Esprit au moment de la consécration des saints dons: le pain et le vin), le Sacrement donc de la transformation du pain et du vin en corps vivifiant et en sang du Christ ressuscité et monté aux Cieux incorruptible. A l' aide de ce Sacrement Dieu accorde à ceux qui s' en approchent, ayant l' âme pure, la participation et la communion sacrementelle avec Lui (à l' aide des énergies incréées de la Sainte Trinité).

            Et ceux qui ne confessent pas, ou qui ne croient pas tout ce que le Saint-Esprit a prédit à travers les Prophètes (de l' Ancien Testament), tout ce que le Seigneur a institué pendant Son existence humaine sur la terre, tout ce que les Apôtres ont proclamé, après avoir été envoyés par Lui, tout ce que les Pères de l' Eglise, successeurs des Apôtres, nous ont enseigné, mais, qui, malgré toute cette Sainte tradition, cherchent à proclamer l' héresie et suivent ceux, qui l' ont créée, nous les éloignons de l' Eglise et nous les anathématisons.

            Nous acceptons encore les Saints Conciles Oecuméniques (avant le Schisme):

Le Ier Concile Oecuménique à Nicée de Bithynie (Nord-Ouest de l' Asie-Mineure) (en 325 ap J.C.) auquel ont pris part 318 Saints Pères, contre l' ennemi de Dieu, Arius, qui a diminué le Fils de Dieu avec impiété en disant qu' Il est créature de Dieu, en mettant ainsi en pièces la Divinité vénérée: le Père, le Fils et le Saint-Esprit, en disant que la Sainte Trinité se compose d' aspects créés et incréés.

Le IIe Concile Oecuménique à Constantinople (en 381 ap. J.C.), auquel ont pris part 150 Saints Pères, contre Macédonius (Patriarche de Constantinople), qui, en exprimant une grande impiété, avait diminué le Saint-Esprit, en disant qu' Il est aussi une création de Dieu (le Père), et en mettant en pièces, lui aussi, l' Unique Divinité, en aspects, créés et incréés.

Le IIIe Concile Oecuménique d' Ephèse (Asie-Mineure) (en 431 ap. J.C.) auquel ont pris part 200 Saints Pères contre Nestorius (Patriarche de Constantinople), qui transgressait l' union des deux natures de Jésus-Christ (humaine et divine) en une hypostase et ne voulait en aucune façon nommer la Vierge Marie "Mère de Dieu" (Théotokos), celle, qui a enfanté réellement Dieu (le Fils de Dieu: la deuxième personne de la Sainte Trinité).

Le IVe Concile Oecuménique, à Chalcédoine (Nord de l' Asie Mineure) (en 451 ap. J.C.), auquel ont pris part 630 Saints Pères, contre Eutychès et Dioscure (d' Alexandrie), qui dogmatisaient faussement disant que le Christ a seulement une nature (c' est à dire qu' en Lui prédomine la nature divine).

Le Ve Concile Oecuménique, à Constantinople (en 553 ap. J.C.) auquel ont pris part 165 Saints Pères contre Théodore (de Mompsueste) et Diodore, qui croyaient la même chose que Nestorius et qui, par leurs ouvrages théologiques recommandaient ses idées et aussi contre Origène et Didyme et aussi contre un certain Evagre, qui appartenaient pourtant à l' Ancienne Eglise, mais avaient essayé d' introduire dans l' Eglise quelques innovations mythologiques.

Le VIe Concile Oecuménique, à Constantinople (en 680 ap. J.C.) auquel ont participé 170 Saints-Pères, contre Serge, Pyrrhus et Paul, qui avaient commencé à transgresser les deux énergies et les deux volontés correspondantes aux deux natures du Christ (divine et humaine).

Le VIIe Concile Œcuménique, de nouveau à Nicée (en 787 ap. J.C.), auquel ont pris part 367 Saints Pères contre les Iconoclastes (ceux qui reniaient la tradition de l' Eglise concernant l' introduction des icônes dans le culte).

            Nous respectons aussi tous les Conciles Locaux, qui se sont réunis par la Grâce de Dieu pour confirmer la piété (la vérité de la Foi) et la pratique des commandements de l' Evangile, parmi lesquels existent aussi les trois Conciles qui se sont constitués dans cette grande ville (Constantinople), dans cette église renommée de la Sagesse de Dieu (Sainte Sophie) contre Barlaam de Calabre (Italie Méridionale) et d' Akindynos, qui était avec lui et qui croyait la même chose que lui et qui se hâtait, en se servant de fraude, d' accomplir son oeuvre.

            Ceux-là donc dogmatisent que la Grâce, qui est commune au Père, au Fils et au Saint Esprit, est créée, ainsi que la Lumière du siècle futur (c' est à dire du Règne de Dieu), -par qui "les justes brilleront comme le soleil", comme, d'ailleurs, le Christ l' a prouvé d' avance, quand Il a resplendi sur le Mont Thabor pendant Sa Transfiguration- (Réf. de l' Evangile): (Matt. XVII, 1,9), (Marc. IX, 2-8), (Luc. IX, 28-36), (I. Jean, I, 1-3), (II Pierre, 1, 16-19). Et ils croient encore que toute puissance et énergie de la Divinité Trinitaire et tout ce qui concerne la nature divine est créé.

            Ainsi donc ils mettent en pièces, eux aussi (comme d' autres hérétiques), la Divinité Unique avec impiété en prétendant, que certains de Ses aspects sont créés et d' autres incréés.

            Et à nous qui, avec piété, croyons que cette lumière ultra-divine est incréée, ainsi que chaque puissance et énergie divine, puisque aucune propriété de Dieu ne paraît d' une façon naturelle, à nous donc ils disent que nous croyons en deux Dieux, ou en plusieurs, comme le disent aussi de nous les Juifs, les Sabelliens et les Ariens. Cependant nous, nous les éloignons des croyants de (ceux qui respectent la vraie Foi), comme s' ils étaient des athées, ou des polythéistes, comme la Sainte Eglise du Christ, la véritable Eglise Catholique et Apostolique l' avait fait par le Tome Synodique du Mont Athos. Et nous les supprimons totalement de la communion ecclésiale parce-que nous croyons à une Divinité Trinitaire toute puissante, qui ne perd du tout Son caractère unificateur et simple en ce qui concerne Ses hypostases et Ses énergies.

            En croyant tout cela, nous attendons avec espoir la résurrection des morts et la vie éternelle du siècle futur et infini. Amen.

    Traduit du grec ancien

    Octobre 2001

Introduction à la visite du mont Athos 

Le Mont Athos, ou Sainte Montagne constitue le 3 e promontoire vers l' Est de la Peninsule de la Chalcidique, au Sud de la Macédoine Centrale (Grèce du Nord). Le bout Méridional de ce Mont, formé par une cime de 2.000 m. à pic sur le Mer Egée, aperçoit de loin vers l' Est, l' entrée du détroit des Dardanelles, qui, à leur tour, donnent accès à Constantinople, la Capitale de la Grèce Chrétienne (Empire Byzantin), le premier Empire chrétien du monde pendant un millénaire (324 ap. J.C. – 1453), fondé par St. Constantin le Grand. Aprés sa chute le 29 mai 1453, cette capitale, appelée "LA REINE DES VILLES", affreusement endommagée et pillée par les Turcs, fut appelée par eux Istanbul.

La vie monastique au Mont Athos exprime, en ce qui concerne les bâtiments monastiques et les églises, la grandeur et la splendeur de l' architecture de cette c ivilisation greco-chrétienne d' un millénaire.

Le premier Monastère important au Mont Athos fut fondé en 963 (avant il n' y avait que les érmites isolés depuis le VIIIe s.). Il est connu sous le nom de "Grande Lavra". Son fondateur était St. Athanassios, professeur de l' Université de Constantinople et ami de l' Empereur Byzantin Nicéphore Phocas (963-969), qui, étant encore général, avait lib é ré la Crète (la grande île de la Grèce, au Sud de la Mer Egée) d' une occupation arabe d' un siècle et demi, après un long siège, en 961. A cause de cette victoire, ainsi que d' autres en Cilicie (au Sud de l' Asie Mineure), l'armée lui a offert la couronne impériale. Comme empereur il appartient à la Dynastie Macédonienne de Byzance (867-1056), période de "l' Age d' Or" de l' Empire Byzantin.

Pendant le Millénaire de la civilisation Byzantine (synthèse de la Grèce antique, de Rome, comme législation (adoucie par l' Evangile), et de la Foi Chrétienne orthodoxe: sans aucune réforme, trois Renaissances culturelles ont eu lieu.

La 1ère sous l'Empereur Justinien I, le Grand (527-565).

La 2ème fut celle sous la Dynastie Macédonienne (867-1056) pendant laquelle la peinture et l' architecture furent très dévelopées, dont certains exemples nous rencontrons aux Monastères du Mont Athos.

La 3ème Renaissance est celle du XIVe s. qui est répendue du Nord au Sud de la Grèce, à Constantinople, dans les pays des Balkans orthodoxes et en Russie orthodoxe, ou des artistes Grecs ont travaillè, sans oublier le Mont Athos même qui est rempli de chefs-d' œuvres de peintures d' une grande finesse, des fresques des églises, surtout celles du "Protaton", ou l' on voit le maximum du sentiment religieux orthodoxe aux oeuvres que nous a laissées le fameux peintre Panselinos.

Les Bibliothèques des Monastères du Mont Athos gardent des trésors de manuscrits: anciens, byzantins et post-byzantins: période de l' occupation turque en Grèce: (500 ans au Nord du pays et 400 ans au Sud). Pendant cette affreuse période d' esclavage complet, les Monastères du Mont Athos sont devenus l' Ecole de la Grèce, même d'études Universitaires par exemple le Monastère de "Vatopedion".

L' administration des 20 Monastères est démocratique. Chaque année un représentant de chaque Monastère est indiqué par le Père-Supérieur de chaque Monastère pour participer au gouvernement. Le "Premier" de chaque Année est indiqu é par les Pères-Supérieurs des cinq Monastères les plus importants du Mt. Athos. A part ces 20 Monastères communautaires il y a d' innombrables érmitages où vivent comme érmites la vie d' une ascèse très dure dont le berceau se trouvait dès le IVe s. dans les déserts du Sinaï, de Judée et de Libie, basée sur la vie de St. Antoine (IVe s.). En ce qui concerne l'ascèse communautaire, elle est basée sur les canons de St. Basile le Grand, Evêque de Césarée de Cappadoce (IVe s.), le fameux Père de l' Eglise, qui a fait la synthèse de l'Hellénisme et du Christianisme dans toute sa pureté. (Ses oeuvres sont traduites du grec ancien en plusieurs langues occidentales, ainsi que la fameuse hymnographie byzantine. La musique byzantine a sa source à la musique de la Grèce antique, ainsi que la poésie ecclésiastique (l' hymnographie) et la peinture.

Dans les bibliothèques du Mont Athos il y a beaucoup de manuscrits de musique qui sont de vértitables trésors, pas encore étudiés ou publiés.

En fait le Mont Athos constitue un grand trésor pour l' Humanité.

Note . Il y a déjà un certain nombre de moines étrangers, convertis librement à l' Orthodoxie: Foi correcte.

Juin 2005
Article d' Irène Economidès

 

 

 

 

 

 

 

Début XVe S. "La Descente aux Limbes". Le Christ glorieux après Sa Victoire sur la Croix contre Satan et Sa glorieuse Résurrection, descent aux enfers pour libérer les âmes dans les liens, qui avaient vécu avant.(1 Pierre , 3, 19-20). Cette peinture a la finesse de la dernière Rennaissance Byzantine du XIVe s.Le peinture Orthodoxe représente toujours le Christ ressuscité comme Vainqueur de l' Hadès et libérateur des âmes aux enfers.

 

Quelques Saints de l' Ancienne Orthodoxie Européenne

- 1 Ste Lydie : lère chrétienne de l' Europe

(Philippes de Macédoine) Grèce du Nord.

 

- 2 St. Sévérin Apôtre d' Autriche

 

- 3 St. Martin de Tours (France)

 

- 4 St. Amande : Evêque de Maastrichte.

Apôtre de la Belgique.

 

- 5 St. Isidore de Prusse.

 

- 6 Ste Ursule (martire) Cologne.

 

- 7 Ste Audrey d' Angleterre

 

- 8 Ste Geneviève (Paris)

 

- 9 St. Boniface (Allemagne)

 

- 10 St. Galle de Suisse

 

- 11 St. Ansère de Danemark

 

- 12 St. Sylvestre Pape de Rome

 

 

 

- 13 St. Nizire de Trèves (France)

 

- 14 St. Patric d' Irlande.

 

- 15 St. Léandre de Seville Esp.

 

- 16 St. Gennade de Lithuanie

 

- 17 St. Maxime d' Hongrie – Vlachie

 

- 18 St. Denys l' Aréopagite (Patron d' Athènes)

 

- 19 St. Alban, 1er martyr de l' Angleterre

 

- 20 St. David de Wells

 

- 21 St. Billibrord, 1er évêque d' Utrecht (Hollande)

 

- 22 St. Gabriel, enfant - mart. (Pologne).

 

- 23 St. Euthyme de Finlande.

 

- 24 St. Damasse, Pape de Rome (Portugale)

 

- 25 Ste Ludmille Reine des Tzèques

 

- 26 St. Hilaire de Poitier (France)

L' Athanase de l' Occident

Ier Concile Oecuménique.

Ses livres contre l' Arianisme

 

en 49 ap J.C.

 

(454 ap. J.C.)

 

IVe s.

 

 

 

VIe s.

 

XIe s.

 

453 ap. J.C.

 

VIIe s.

 

Ve s.

 

VIIe s.

 

VIIe s.

 

IXe s.

 

IVe s.

 

 

 

Ve s.

 

Ve s.

 

VIe s.

 

XVIe s.

 

XVIe s.

 

Ier s.

 

IIe s.

 

VIe s.

 

VIIe s.

 

XVIIe s.

 

XVe s

 

XVIIe s

 

IXe s.

 

IVe s.

 

 

Demandons leurs

(Actes des Apôtres, XVIe/ch.).

Vénérée : 20/5

 

Vénéré : 8/1

 

Vénéré : 12/11

 

 

 

Vénéré  : 6/2

 

Vénéré : 14/5

 

Vénérée : 21/10

 

Vénérée  : 23/6

 

Vénérée  : 3/1

 

Vénéré : 5/1

 

Vénéré : 16/10

 

Vénéré : 3/2

 

Vénéré : 2/1 (Présent au 1er

Concile Oecum. à

Nicée en 325).

 

Vénéré : 5/12

 

Vénéré : 17/3

 

Vénéré : 27/2

 

Vénéré : 23/1

 

Vénéré : 18/1

 

Vénéré : 3/10 (Actes XVII, 34)

 

Vénéré : 24/6

 

Vénéré : 1/3

 

Vénéré : 7/11

 

Vénéré : 20/4

 

Vénéré : 18/4

 

Vénéré : 14/12

 

Vénérée : 16/9

 

Vénéré : 13/1

 

 

prières pour l' Europe !

Cette liste fut réalisée en manuscrit l' après-midi du jour du plébiscite du peuple Français. Elle fut mise immédiatement en prière à un Monastère d' Athènes et chez certains particuliers. Elle fut en langue grecque, copiée en vitesse d' un livre grec qui contenait cette liste et qui est épuisé. Il existe seulement chez des particuliers.

L' auteur de ce livre est un professeur de Médecine à l' Université d' Athènes, qui s' occupe aussi de la "Mission pour l' étranger". Le Synaxaire orthodoxe en langue française en 6 tomes les contient dispersés à la date de leur vénération à la fin de chaque tome et tous en liste alphabétique au 6 e tome (le supplément). Ce sont des Saints de l' Occident Orthodoxe d' avant le Schisme (1054).

Cela veut dire que l' Occident était Orthodoxe jusqu' en 1054 (sauf le changement d' un article du "Crédo de Nicée" par Charlemagne (809), mais qui n' avait pas conduit à un Schisme, car le Patriarcat Oecuménique de Constantinople les attendait à corriger leur erreur (changement de Jean 15,26). Cependant ils n'ont pas seulement corrigé leur erreur, mais ce sont eux qui ont fait le Schisme de 1054 en excommuniant le Patriarche Oecuménique et tout le peuple orthodoxe en posant sur la "Sainte Table" de "Ste Sophie" (la Sagesse de Dieu = le Christ) la Bulle de l' excommunication en pleine Liturgie à la présence du Patriarche, de l' Empereur de Byzance et du peuple grec. Réf. "Différences entre l' Eglise Orthodoxe et le Catholicisme Romain" (12 e ed. 2003).

b - "Le Synaxaire Orthodoxe" (en français): Diffusion en France : Monastére de Saint-Antoine le Grand.

Fond de Laval F-26190 Saint-Laurent en-Royans.

 

Préparé par Irène Economidès

CONCLUSION du livre: "St. Grégoire Palamas, et la Mystique Orthodoxe"

par + P. Jean Meyendorff, Ed. du Seuil, 1959.

Du IV e au XX e siècle, la tradition de la "prière pure" a fait preuve, en Orient chrétien, d' une continuité étonnante. Différents maîtres ont pu lui donner des formes différentes, mais le principe même d' une prière continue, centrée sur le Nom du Dieu incarné, accomplie par l' être humain tout entier, n' a jamais été mis en doute, depuis que l' intellectualisme d' Evagre s' est trouvé définitivement absorbé par la mystique christocentrique et sacramentelle. Cette piété éminemment intime et individuelle, au lieu d' isoler l' homme de la communauté ecclésiale, est ainsi devenue un moyen surnaturel pour l' y attacher d' une manière permanente. Le Christ que l' orant recherche dans son propre cœur, le Nom divin qu' il invoque ne peuvent en effet se trouver au-dedans de lui que dans la mesure où, par le Baptême et l' Eucharistie, il demeure greffé au Corps de l' Eglise . La prière de Jésus, telle que les Pères l' ont comprise, ne remplace donc jamais la grâce rédemptrice des sacrements: elle ne fait qu' en rechercher la pleine réalisation. La tradition hesychaste donne ainsi une solution équilibrée au problème que les directeurs de conscience se posent si souvent: celui qui consiste à mettre en harmonie la dévotion individuelle avec la piété liturgique.

Si les docteurs de l' hésychasme ont trouvé cet équilibre, c' est certainement grâce à la conception de l' homme qu' ils ont héritée de la Bible. Il n' est pas de doctrine qui ait exercé plus de ravages dans la piété chrétienne que le dualisme platonicien qui conçoit l' homme comme un esprit (ou une "âme") emprisonné dans la matière, naturellement immortel et aspirant à une existence supranaturelle, dont l' Eglise-communauté historique ne constitue qu' un pâle reflet. Ni l' Incarnation, ni la résurrection des morts, ni la communauté réelle que Jésus a fondée sur terre, ni la matérialité de la communion eucharistique ne présentent alors d' intérêt religieux véritable: la révélation de Dieu ne s' adresse au fond qu' à l'esprit, à l' intelligence, à l' imagination, au sentiment, c' est à dire à quelques fonctions permanentes qui ne disparaîtraient pas avec la mort, mais constitueraient les attributs de l' être immatériel. Dans une telle perspective anthropologique, toute piété devient inéluctablement un subjectivisme.

La recherche de la vision objective constitue au contraire le caractère propre de la mystique hésychaste: une vision objective de Dieu par l' homme, considéré comme un être entier . Dans la définition dogmatique de ce point capital, Grégoire Palamas a joué le rôle essentiel et mérite, à ce titre, la place qu' il occupe dans la tradition de l' Eglise ? rthodoxe. Ce n' est que l' homme tout entier qui peut recevoir la grâce et non telle ou telle partie du composé humain: son imagination, son âme ou son corps, pris séparément. De là les objurgations constantes des maîtres de l' hésychasme contre les visions corporelles (seulement corporelles !) ou imaginaires (seulement imaginaires !). Les unes et les autres constituent, dans une égale mesure, des tentations du Démon qui cherche à détruire l' unité de l' homme, cette unité que le Christ est venu rétablir, en lui accordant l' immortalité . Ni les yeux corporels laissés à eux-mêmes, ni l' intelligence ou l' imagination désincarnée, donc imparfaites et stériles, ne peuvent recevoir seuls la grâce du Christ, au sortir du bain baptismal.

C' est dans le cadre de cet humanisme unitaire que les hesychastes envisagent la doctrine patristique de la déification . Celle-ci ne se manifeste pas seulement comme un attribut surnaturel de l' intelligence et ne suppose aucune dématérialisation. Depuis Macaire d' Egypte (IVe s.) et jusqu' à Séraphin de Sarov (XIXe s.), les mystiques de l' Orient chrétien ont affirmé que la communion à Dieu englobe le composé humain tout entier, que la lumière divine jaillit parfois dans le corps même de l' homme déifié, que cette lumière est une anticipation de la résurrection du dernier jour . N' est-ce là que matérialisme grossier, incapable de s' élever jusqu' aux catégories spirituelles? Bien au contraire. Le "matérialisme" des hesychastes est intrinsèquement lié à l' affirmation biblique de la transcendance de Dieu : Dieu n' est pas seulement au-dessus de la matière, il est au-dessus de l' intelligence. L' intelligence créée n' est pas plus proche de Lui que la matière: l' une et l' autre sont également infimes en face de Sa Majesté et de Sa Toute-puissance et, inversement, Dieu peut se révéler – s' Il le désire – aux yeux corporels, aussi facilement qu' à l' intellect. Pourquoi limiter le domaine de la grâce par les catégories du spiritualisme platonicien?

Cette transcendance absolue de Dieu et cette toute puissance s' expriment avec une force et une clarté remarquables dans la théologie de Palamas et il serait vain de séparer ici théologie et spiritualité. Existentialisme théologique et mystique hesychaste sont les deux aspects nécessaires d' une seule et même vérité.

La victoire de Palamas (XIVe s.) constitua ainsi la victoire d' un humanisme chrétien sur l' humanisme païen de la Renaissance . Pour mesurer l' enjeu de la controverse, il faut l' envisager à la lumière de l' histoire postérieure. Un choix inéluctable se pressentait au xiv e siècle devant l' Eglise d'Orient: d' une part, une conception unitaire de l' homme, fondée sur la Bible, une affirmation de l' efficacité immédiate de la grâce rédemptrice dans tous les domaines de l' activité humaine et, d' autre part, un spiritualisme intellectualiste qui affirmait l' indépendance, ou du moins l' autonomie, de l' intellect humain par rapport à la matière et niait que, dès ici-bas , la déification réelle soit possible. Il est incontestable que le sécularisme des Temps Modernes soit issu de cette dernière position .

La permanence de la tradition hesychaste, ses développements récents au sein de l' Eglise Orthodoxe auraient certainement été impossibles sans la cohérence doctrinale et anthropologique à laquelle elle correspond. Ce ne sont pas telle ou telle pratique spirituelle, ni telle ou telle méthode de prière qui en constituent la force, mais l' affirmation indéfectible d' un certain nombre de vérités révélées sur l' homme, sur Dieu et sur la présence de Jésus-Christ dans le cœur des croyants . L' Eglise Orthodoxe, en canonisant Palamas, a affirmé sa fidélité à ces vérités et a explicitement rejetté les principes doctrinaux et moraux qui sont à la base de la civilisation moderne depuis la Renaissance. Durant des siècles, elle (l' Eglise Orthodoxe) a fait figure d' Eglise figée dans le passé et insensible aux exploits de l' humanisme optimiste qui croyait aux possibilités infinies de l' Homme seul et au progrès sans limites de sa civilisation. Nous sommes cependant arrivés à une éqoque où cet optimisme se modère de plus en plus par les perspectives terrifiantes que le progrès illimité de la Science "autonome" recèle en son sein. L' autodeification que l' homme a vainement recherchée lui apparaît de plus en plus comme un leurre. Il a trop bien reconnu cependant l' efficacité étonnante de la matière pour se satisfaire du spiritualisme plus ou moins rationaliste qu' on lui présente parfois comme étant l' essence du christianisme. Il recherche un Dieu présent et agissant dans l' Histoire, dans l' homme tel qu' il est , dans la réalité quotidienne.

Sans répondre à tous les problèmes posés par notre temps, car seul l' Evangile lui-même peut le faire, la spiritualité hesychaste acquiert ainsi une actualité frappante précisément par sa fidélité à la conception biblique de Dieu et de l' homme et par le caractère totalement dépouillé de sa piété, centrée sur une réalité unique: Jésus, le Fils de Dieu incarné. On voit ainsi que la permanence, au sein de l' Eglise d' Orient, de la tradition hesychaste ne doit pas être considérée comme l' absolutisation d' une Ecole particulière de spiritualité, mais comme une fidélité à l' "unique nécessaire" dans toute vie chrétienne. C' est à cet égard que l' on peut parler de la "prière de Jésus", comme d' une manifestation de la spiritualité orthodoxe . ("Seigneur Jésus-Christ, fils de Dieu, aie pitié de moi.") (Hésychasme = quiétude)

Note d' Irène Economidès : Pour ceux qui ont accepté librement la Foi Apostolique totale, défendue par les Martyrs, les Synodes Oecuméniques et les Pères de l' Eglise, qui a duré aussi pendant l' affreuse occupation turque en Grèce et dans les pays Orthodoxes des Balkans dans le martyre et qui est vivante aujourd hui. (Ce Consensus des Pères est visible dans la Patrologie Grecque de Migne = Consensus total durant 15 siècles jusqu' à la chute de Byzance). (Une édition Complète des Pères du XVIe - XXe s. est en cours à Athènes.)

Apolytikion (Hymne) en honneur de St. Grégoire Palamas, Archevêque de Thessalonique (1296-1359).

Cette Hymne est chantée par l' Eglise Orthodoxe aux Vêpres du deuxième Dimanche du Grand Carême pour vénérer celui qui, quelques décades avant la chute de Byzance (1453), sut intégrer dans une synthèse doctrinale la tradition séculaire du monachisme contemplatif de l' Orient chrétien, connue sous le nom d' "hésychasme": (quiétude). Il a commencé son ascèse au Mont Athos à l' âge de 20 ans. Sa relique incorrompue, est à l' Eglise Métropolitaine de Thessalonique.

(Toi), le flambeau de l' Orthodoxie,
l' appui et Maître de l' Eglise,
la beauté des Ascètes, (Toi) parmi
tous les Théologiens, défenseur invincible,
Grégoire miraculeux, fierté de Thessalonique,
prédicateur de la Grâce,

ne cesse pas de supplier (Dieu)

pour le salut de nos âmes.

Traduit du grec ancien en français (mars 2004)
par Irène Economidès

 

 

HOME